leprintempsdesconsciences

Des Français Libres contre l'invasion du gender

13 novembre 2013

Préparez-vous, priez, soyez prêts

Classé dans : Catholiques,L'avis des religions,Le réveil des consciences,Liens,vos avis — leprintempsdesconsciences @ 15 h 12 min

Je transmets ici ce message reçu sur ce blog. C’est un message plein d’espérance . Nous sommes une génération bénie car nous allons rentrer dans des temps bénis pour Dieu, Jésus, Marie et tous les croyants. Tenez vous prêts et faites grandir l’amour autour de vous. Préparez le retour du seigneur. Il est proche.

Deroquefort a écrit:
Chers amis,
Je viens par ce message vous encourager à continuer dans ce sens !
Oui la France changera bientôt, surtout car Dieu le veut.
Je suis très heureux de cet éveil des consciences, mais ce n’est rien en comparaison de la prochaine et véritable illumination des consciences (ou Avertissement) que toute l’humanité va vivre très bientôt :

http://jeanderoquefort.free.fr/description_avertissement_fille_du_oui.html

Le renouvellement de toutes choses est très proche désormais, mais cela ne se fera pas sans peines et douleurs, car il faut que la terre soit purifiée pour accueillir le Roi des rois Notre-Seigneur Jésus-Christ qui vient régner en nos cœurs.

Ce qu’il faut savoir pour nos temps actuels, sous forme de petite synthèse sur mon site :
http://jeanderoquefort.free.fr/8_0_essai_chronologie.html

Que Dieu vous garde et vous bénisse toutes et tous !

Jean de Roquefort.
http://jeanderoquefort.free.fr/

La Seconde venue du Seigneur
et la mission de la France
d’après la Sainte Écriture, le Magistère, les écrits des Saints, et les révélations privées

18 juin 2013

Avons nous vraiment essayé la vraie révolution prônée par le Christ ?

Classé dans : Catholiques,L'avis des religions,Le réveil des consciences — leprintempsdesconsciences @ 19 h 27 min

Je cite ces propos du pape car ils sont d’actualité. Sortons de nos salons, de nos églises, de nos sacristies et allons propager la bonne nouvelle de l’Evangile, la seule solution aux problèmes du monde, la seule vraie révolution. Ne nous laissons pas décourager et écoutons ces propos de feu qui visent à nous « réveiller » et secouer le cocotier de la bien pensance.
Hauts les cœurs !

Le pape François veut des chrétiens « révolutionnaires. »

Le Monde.fr avec AFP | 18.06.2013 à 03h30

Le pape François a souhaité lundi 17 juin, dans une des homélies les plus radicales qu’il ait jamais prononcées, que les chrétiens « révolutionnaires » propagent l’Évangile par leur « témoignage ». « Aujourd’hui, un chrétien, s’il n’est pas révolutionnaire, n’est pas chrétien ! » a lancé le pape argentin aux milliers de participants du Congrès ecclésial du diocèse de Rome. Au cours d’une intervention haute en couleur, le pape a notamment fustigé les communautés chrétiennes « fermées ».

Dans la grande Salle Paul VI, au Vatican, le pape François a prêché pendant une demi-heure, debout, parfois grave et parfois blagueur. « Je ne comprends pas les communautés chrétiennes qui sont fermées », a confié le pape avant de s’exclamer: « Dans l’Évangile, il est beau le passage qui nous raconte que le berger revient et s’aperçoit qu’il lui manque une de ses 99 brebis et part la chercher… Frères et soeurs, mais nous en avons une seule, il nous en manque 99 ! ». « Nous devons demander au Seigneur la générosité, le courage et la patience pour sortir et annoncer l’Évangile », a poursuivi le pape, reconnaissant que c’était « difficile ».

« Il est plus facile de rester à la maison avec notre unique brebis, pour la brosser et la caresser, mais nous les prêtres et tous les chrétiens, le Seigneur veut que nous soyons des pasteurs, pas des brosseurs de brebis. » « Il y a eu beaucoup de révolutionnaires dans l’histoire, mais aucun n’a eu la force de la révolution apportée par Jésus, une révolution (…) qui change en profondeur le coeur de l’homme », a encore affirmé le pape face à une salle d’audiences noire de monde et enthousiaste. « Dans l’histoire, les révolutions ont changé les systèmes politiques, économiques, mais aucune n’a vraiment modifié le coeur de l’homme », a relevé le pape avant de soutenir que « la vraie révolution, celle qui transforme complètement la vie », avait été « accomplie » par Jésus.

Citant son prédécesseur Benoît XVI, le pape François a alors assuré que cette révolution était « la plus grande mutation de l’histoire de l’humanité ». Au cours de cette longue improvisation, le pape a également fustigé les « chrétiens découragés » dont « on se demande s’ils croient au Christ ou en la déesse des plaintes ». Assurant que « le monde n’est pas pire qu’il y a cinq siècles », le pontife s’est moqué de ceux qui se plaignent de la jeunesse d’aujourd’hui en disant : « ah les jeunes ! »

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/18/le-pape-francois-veut-des-chretiens-revolutionnaires_3431801_3224.html#xtor=AL-32280539

24 mai 2013

Le message engagé de Mgr Aillet pour le 26 Mai

Classé dans : Catholiques,L'avis des religions,Le réveil des consciences — leprintempsdesconsciences @ 21 h 46 min

Lisez ce message de notre évêque. Pour une fois que la hiérarchie catholique entre en résistance, on ne va pas se plaindre.
En plus c’est clair et lumineux.
Diffusez cette lettre pastorale.
Elle appelle les Français de tous horizons à un sursaut.
Et ce blog dont le nom est évocateur ne peut qu’approuver ce réveil, ce beau Printemps des Consciences !

Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Pau, Lescar et Oloron

« Je me risque toutefois à vous adresser encore un message pour vous inviter à prendre la mesure de ce qui se passe en France depuis neuf mois et qui me semble sans précédent. La vague d’opposition au mariage et à l’adoption pour tous n’a cessé de s’amplifier depuis que le Cardinal André Vingt-Trois invitait les catholiques de France à prier pour le mariage et la famille, le 15 août dernier.

Il s’agit, à n’en pas douter, d’un mouvement social unique dans la France de ces dernières décennies :

par son ampleur. Jamais les français ne s’étaient mobilisés en aussi grand nombre : 1 million le 13 janvier, et selon toute vraisemblance, 1 million 4, le 24 mars à Paris. Sans compter les manifestations régionales et les multiples rassemblements quasi quotidiens, ici ou là.

par sa diversité. Ce sont des français de toutes conditions sociales, confessions et sensibilités politiques, qui se sont mobilisés et pour qui la rue a été le creuset d’une fraternité inédite.

par son caractère intergénérationnel. Toutes les générations se sont retrouvées engagées dans le même combat : grands-parents, parents, enfants… mais aussi de très nombreux jeunes de la génération JMJ et dont l’engagement est particulièrement remarquable. Au fond, ce sont les familles qui sont descendues dans la rue pour défendre la famille, face à des décideurs qui, il faut bien le dire sans les juger pour autant, n’ont plus beaucoup l’expérience de ce qu’est le mariage ou la famille.

par son contenu. Il ne s’agissait pas de revendiquer des intérêts particuliers mais de défendre le « Bien commun » de la société, qui est tout autre chose que la somme des biens particuliers qui mettent des individus et des groupes en concurrence et provoquent des divisions – c’est bien ce que la revendication d’une ultra minorité de citoyens a engendré dans la société française ces derniers mois ; ce Bien que tous peuvent rechercher en commun, car il peut seul garantir à tous, sans exception, les droits fondamentaux de la personne humaine, tel que le droit à être reconnu comme un homme ou une femme, ou encore le droit d’un enfant, né d’un homme et d’une femme, à se référer à ses origines et à être élevé par un père et une mère.

par son caractère non institutionnel. Ce ne sont ni des partis, ni des organisations professionnelles, ni des confessions religieuses qui ont pris l’initiative d’organiser ces manifestations, même si tous sont les bienvenus : élus, militants politiques, religieux, simples citoyens etc. Jusqu’à ce jour, malgré des manœuvres évidentes, ces manifestations n’ont pu être récupérées par aucun parti politique comme si, sans nier l’engagement honnête de nombreux hommes politiques, les partis, d’ailleurs divisés sur la question, ne parvenaient plus à emporter l’adhésion des citoyens.

par son caractère pacifique et responsable. Contrairement à ce qu’on a bien voulu dire, le mouvement n’a conduit à aucun débordement de violence : ni vitrine cassée, ni voiture renversée, ni policier hospitalisé. Cette vague d’opposition a même engendré, parmi ses plus beaux fruits, le mouvement des veilleurs qui se multiplient dans de nombreuses villes de France pour manifester, dans le silence, l’écoute de textes fondamentaux et la non violence, la profondeur de leur conscience. « Je veille », disait naguère le bienheureux Jean Paul II, « cela veut dire : je m’efforce d’être un homme de conscience. Je n’étouffe pas cette conscience et je ne la déforme pas ; j’appelle le bien et le mal par leur nom, je ne les confonds pas ; j’accrois le bien en moi et j’essaie de corriger le mal, le surmontant en moi-même ». Là se trouve le prélude véritable à une action politique digne de ce nom.

par son respect des personnes. Le mouvement a été porté par une argumentation fondée en raison, qui conteste l’inscription dans la loi du mariage entre personnes de même sexe en vue d’adopter des enfants, mais n’a en aucun cas stigmatisé quiconque. Faut-il rappeler qu’il n’y a discrimination que lorsqu’ on traite différemment des personnes dont la situation est identique : or il y a une différence fondamentale entre un couple de personnes de sexes différents et un couple de personnes de même sexe, car dans un cas il peut engendrer, et dans l’autre pas. Au fait, n’y a-t-il pas une discrimination plus grande encore à réduire une personne à son orientation sexuelle ? Il n’y a pas des homosexuels, il y a des hommes et des femmes qui peuvent avoir une orientation homosexuelle, qu’ils n’ont pas nécessairement choisie, mais dont l’identité est plus large que leur orientation. Et une personne a toujours droit a être respectée : il me semble que « la manif pour tous » a toujours condamné toute forme de rejet et de violence envers une personne, en raison de son orientation sexuelle.

par l’importance de la prière qui enveloppe tout ce mouvement. S’il s’agit d’abord d’une démarche citoyenne, apolitique et aconfessionnelle, jamais les catholiques n’auront autant supplié le Seigneur publiquement, ou bien dans le secret des cloîtres et des cœurs, de venir en aide à la France en cette période troublée de son histoire.

Unique aussi et sans précédent par le traitement dont ce mouvement a bénéficié de la part des pouvoirs publics et de la grande presse :

mensonges sur les chiffres pour tenter de minimiser l’ampleur populaire du mouvement dans l’opinion publique.

silence délibéré de la plupart des grands media, se rendant ainsi complices de l’Etat et des lobbies minoritaires qui ont défendu ce projet.

répression policière disproportionnée, n’hésitant pas à faire usage de la force, voire de la violence, à l’encontre de manifestants désarmés et pacifiques.

mépris du peuple par un gouvernement qui prétend être sur le terrain et à l’écoute de la rue. C’est un peu le monde à l’envers : héritiers directs de ces étudiants qui lançaient des pavés sur les CRS en mai 68, nos ministres ne se déplacent plus sans la présence de CRS en nombre pour se protéger de groupes inoffensifs, qui n’ont pour arme que leur présence tapageuse, leurs banderoles et leur voix.

Passage en force de la loi, quand bien même l’opinion publique est en train de basculer : 56% des français interrogés par les Instituts de sondage ne sont pas favorables à la loi Taubira, ce qui la fait reposer sur un socle démocratique bien fragile. Sans aucun doute les réseaux sociaux ont permis à ce vaste mouvement populaire de faire connaître la vérité à de nombreux citoyens privés d’informations objectives.

Je tiens à le dire : la loi Taubira n’est pas juste et la manière dont elle a été imposée aux français n’est pas juste non plus. La poursuite du mouvement d’opposition est donc pleinement légitime, non seulement parce qu’il est légitime de demander l’abrogation d’une loi qui est contraire à la conscience, mais encore parce que cette loi en cache d’autres à venir inéluctablement, au nom même du principe de non discrimination qui fonde toute cette législation en France et en Europe : je veux parler de la reconnaissance de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour les couples de lesbiennes et de la Gestation Pour Autrui (GPA) pour les couples gays. En outre, il est évident que le mariage pour tous n’est qu’une étape vers la mise en œuvre généralisée de « l’idéologie du gender » qui est le véritable mobile de ce « changement de civilisation », comme l’attestent les programmes imposés de l’Education nationale et qui passeraient du coup presque inaperçus.

Comme citoyen, je soutiens la poursuite du mouvement et la manifestation nationale du 26 mai à Paris. Comme évêque, je ne peux, chers diocésains, qu’encourager ceux d’entre vous qui le peuvent et qui le jugent bon en conscience, à participer à cette manifestation, où je compte vous rejoindre. La manifestation reste en effet un moyen valable, dans le cadre d’une démocratie participative, pour faire entendre sa voix.

Dans la mesure où cette manifestation demeure, dans son organisation, apolitique et aconfessionnelle, pacifique et respectueuse des personnes, j’appelle donc à manifester pour :

Demander le retrait ou l’abrogation d’une loi injuste et préjudiciable, non seulement à l’intérêt de l’enfant, mais à la cohésion sociale déjà si fragilisée.

attirer l’attention de nos concitoyens sur la gravité des menaces qui pèsent sur l’avenir de notre société : généralisation de l’idéologie du gender, extension de la PMA et de la GPA aux couples homosexuels, politique familiale en régression.

encourager ceux qui se sont mobilisés durant des mois et dont l’engagement n’a pas faibli, en particulier les jeunes qui sont les cadres de la France de demain.

montrer au gouvernement, qui connaît parfaitement l’ampleur réelle de la mobilisation, que ce mouvement social est irréversible et qu’il peut devenir une force de proposition et d’action politique pour demain.

La prière demeure l’arme principale de notre combat, comme je l’ai déjà écrit en appelant à prier ensemble le chapelet durant ce mois de Marie. « Le chrétien qui prie ne prétend pas changer les plans de Dieu ni corriger ce que Dieu a prévu. Il cherche plutôt à rencontrer le Père de Jésus-Christ, lui demandant d’être présent en lui et dans son action par le secours de son Esprit » (Benoît XVI). Nous pourrons aussi nous unir à beaucoup d’autres en offrant le vendredi 24 mai une journée de jeûne et de prière.

Avec mes sentiments dévoués dans le Christ et Son Eglise

+ Marc Aillet
Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron
Le 23 mai 2013

19 mars 2013

Mgr Marc Aillet souhaite un « printemps des consciences »

Classé dans : Actions,Catholiques,L'avis des religions,vos avis — leprintempsdesconsciences @ 21 h 07 min

ALERTE du Collectif Famille Mariage : Entretien avec Monseigneur Aillet

MARDI 19 MARS 2013

Madame, Monsieur,  Comme le souligne Mgr Aillet dans l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder (lire ci-dessous), l’heure de la résistance a sonné. Voici venue l’heure d’un « printemps des consciences ».

La loi Taubira est illégitime, immorale et mortifère.

Nous appelons donc tous les Français de bonne volonté à entrer en résistance et à s’opposer au « changement de civilisation » que prétend instaurer sans débat la loi Taubira.

Devant l’Histoire, nous avons le devoir de nous opposer par tous les moyens à une loi qui bafoue les droits des enfants et qui détruit la famille, cellule de base de la société, en tentant de normaliser l’« union de deux personnes du même sexe ».

Tous à Paris le 24 mars, et la loi Taubira ne passera pas !

Nous ne lâcherons rien !  Sincèrement,

Grégoire Boucher
Président Collectif Famille Mariage

NB : Le Collectif Famille Mariage sera présent samedi 23 mars 2013, à partir de 19h30, aux Assises de la Résistance chrétienne, au forum de Grenelle, Paris XVe. Venez nombreux !

Entretien avec Monseigneur Marc Aillet, Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

 

-Bonjour Monseigneur, le 13 mars dernier, vous avez publié un message à vos fidèles, pour les encourager à aller manifester le 24 mars prochain à Paris. Est-ce le rôle d’un évêque de s’immiscer ainsi dans ce qui semble appartenir au « temporel » ?

L’Eglise n’est nullement tentée de « s’immiscer » de manière injustifiée dans les affaires temporelles.Respectueuse de la saine laïcité de l’Etat, elle n’a pas pour vocation de « faire de la politique ». En revanche, elle peut être appelée, lorsque les circonstances l’exigent, à éclairer la conscience des fidèles laïcs et de tous les hommes de bonne volontéen contribuant au réveil des forces morales et spirituelles de la société dans laquelle nous vivons.Le Catéchisme de l’Eglise catholique, que les fidèles sont invités à découvrir ou redécouvrir à l’occasion de l’Année de la Foi, le dit très clairement : l’Eglise a non seulement le droit, mais le devoir de « porter un jugement moral, même en des matières qui touchent le domaine politique, quand les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes l’exigent » (n° 2246) tout en ayant pleinement conscience qu’ « il n’appartient pas aux pasteurs de l’Eglise d’intervenir directement dans la construction politique et dans l’organisation de la vie sociale » car « cette tâche fait partie de la vocation des fidèles laïcs, agissant de leur propre initiative avec leurs concitoyens » (n° 2442)…

En l’occurrence, l’extrême gravité de la « loi Taubira » qui, au nom d’une conception fallacieuse de l’égalité, dénature l’institution du mariage fondé sur l’alliance et la complémentarité de l’homme et de la femme et instaure un « droit à l’enfant » au mépris du « droit de l’enfant » d’être élevé par un père et une mère, et qui ouvre la voie à la procréation médicalement assistée ainsi qu’à la gestation pour autrui, c’est-à-dire aux « mères porteuses »… oui, tout cela justifie pleinement, non seulement que l’Eglise fasse entendre sa voix, mais que le plus grand nombre possible de citoyens se mobilisent pour s’y opposer. Car ne nous y trompons pas, disait il y a quelques années notre futur pape, le Cardinal Bergoglio, en tant qu’archevêque de Buenos-Aires, à propos de la loi sur le « mariage homosexuel » en Argentine : « il ne s’agit pas d’une simple lutte politique, mais de la prétention de détruire le plan de Dieu »… Il importe par conséquent, dirait Saint Ignace de Loyola, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais aussi, de prier comme si tout dépendait de Dieu. Car « l’action déborde toujours de la prière » (Marthe Robin)…

-Mais le 13 janvier, plus d’un million de Français se sont déjà mobilisés pour dénoncer ces projets de loi mortifères. Dès lors, pourquoi recommencer le 24 mars ?

Il est vrai que les pouvoirs publics font la sourde oreille. Il s’agit là d’un véritable déni de démocratie.Le gouvernement donne en effet le sentiment de mépriser les centaines de milliers de Français qui sont descendus dans la rue le 13 janvier ou qui ont signé les pétitions que le Conseil économique, social et environnemental a curieusement déclarées irrecevables. Il feint d’ignorer les sondages qui démontrent qu’une majorité de nos concitoyens sont opposés au principe de l’adoption par les couples homosexuels, comme s’il craignait par-dessus tout de déplaire à certains lobbies pourtant très minoritaires.Il accorde la priorité à des réformes de société telles que l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain, l’euthanasie ou le « suicide assisté », l’ouverture de « salles de shoot » etc., toutesrévélatrices d’un véritable parti-pris idéologique, au détriment des problèmes de l’heure et des préoccupations des Français : le chômage, la précarité sociale, l’augmentation du coût de la vie…Dans ces conditions, il me paraît tout à fait légitime de manifester de nouveau le 24 mars, aussi sinon plus massivement que le 13 janvier dernier…

 

Mais qu’attendez-vous, concrètement, de cette manifestation et d’une façon plus générale, de toutes les formes d’opposition à cette loi ?

A court terme, j’en espère, bien entendu, le retrait pur et simple de la « loi Taubira », qui n’a pas encore été votée au Sénat, qui devra sans doute revenir devant l’Assemblée nationale et qui sera probablement soumise à l’examen du Conseil constitutionnel avant d’être éventuellement promulguée, ce qui signifie qu’il n’est pas encore trop tard pour agir, le président de la République et le gouvernement pouvant à tout moment décider de reporter ou retirer cette loi.
Mais quoi qu’il en soit, et quelle que soit l’issueimmédiate de cette manifestation, bien d’autres combats nous attendent. Or,ce à quoi nous assistons depuis plusieurs mois est, me semble-t-il, d’une importance capitale. La mobilisation historique, le 13 janvier, comme sans doute le 24 mars, de centaines de milliers de Français manifestant pacifiquement, non pour la défense d’intérêts particuliers, mais au nom du bien commun et des générations futures, està mes yeux l’amorce d’un profond mouvement de résistance politique, social, culturel, moral et spirituel. Fasse le Ciel qu’il s’agisse là d’un véritable « printemps des consciences »…

10 février 2013

Position de L’Eglise Catholique

Classé dans : Catholiques — leprintempsdesconsciences @ 16 h 51 min

 Service Information-Communication Paris, le jeudi 27 septembre 2012 Vouloir le débat et y contribuer ! Depuis plusieurs semaines, l’Eglise catholique ne se contente pas de déplorer l’absence d’un débat véritable sur les réformes sociétales. Elle y apporte toute sa contribution, son énergie et son cœur. On trouvera ci-après une note de travail rédigée par le Conseil « Famille et Société » de la Conférence des évêques de France. Ce document est riche à plusieurs titres : il est la convergence de compétences pluridisciplinaires. Il ne se résume pas à des slogans incantatoires. Il propose une véritable analyse. Il est aussi une pressante interpellation éthique. Tandis que l’on célèbre les cinquante ans du concile Vatican II, l’Eglise est dans sa mission de participation constructive aux questions vitales de société. Mgr Bernard Podvin Porte-parole des évêques de France CONTACT-PRESSE : Vincent Fauvel, responsable des relations médias de la CEF 58, av. de Breteuil, 75007 Paris – www.eglise.catholique.fr 

Tél. 01 72 36 68 48 – Port. 06 42 42 26 98 – vincent.fauvel@cef.fr

CONSEIL FAMILLE ET SOCIETE Septembre 2012 Elargir le mariage aux personnes de même sexe ? Ouvrons le débat ! L’élargissement du mariage civil aux personnes de même sexe et la possibilité pour elles de recourir à l’adoption, est une question grave. Une telle décision aurait des conséquences importantes sur les enfants, l’équilibre des familles et la cohésion sociale. Il serait réducteur de fonder la modification du droit qui régit le mariage et la famille, sur le seul aspect de la non-discrimination et du principe d’égalité. Le Conseil Famille et Société a voulu prendre en compte, avec l’aide d’experts, la complexité de la question et fournir des éléments de réflexion abordant les principaux enjeux de la décision envisagée. La réflexion s’adresse aux catholiques, mais elle ne reflète pas qu’un point de vue religieux. Elle peut intéresser toute personne s’interrogeant sur les mesures annoncées par le gouvernement. Cette démarche, qui se veut respectueuse des personnes, s’inscrit dans la volonté de l’Eglise de participer au débat public. Elle le fait, s’appuyant sur la tradition chrétienne, dans le souci de servir le bien commun. Le Conseil Famille et Société Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, président Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy Mgr Gérard Coliche, évêque auxiliaire de Lille Mgr François Jacolin, évêque de Mende Mgr Christian Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg Mgr Armand Maillard, archevêque de Bourges M. Jacques Arènes, psychologue, psychanalyste Mme Monique Baujard, directrice du Service national Famille et Société Mme Françoise Dekeuwer-Défossez, professeur de droit Père Gildas Kerhuel, secrétaire général adjoint de la CEF Sr Geneviève Médevielle, professeur de théologie morale M. Jérôme Vignon, président des Semaines Sociales de France 

Ouvrir un vrai débat La société se trouve devant une situation nouvelle, inédite. L’homosexualité a toujours existé, mais jusqu’à récemment, il n’y avait jamais eu de revendication de la part des personnes homosexuelles de pouvoir donner un cadre juridique à une relation destinée à s’inscrire dans le temps, ni de se voir investies d’une autorité parentale. Il appartient au pouvoir politique d’entendre cette demande et d’y apporter la réponse la plus adéquate. Mais cette réponse relève d’un choix politique. L’ouverture du mariage aux personnes de même sexe n’est imposée ni par le droit européen ni par une quelconque convention internationale. Elle est une option politique parmi d’autres et un vrai débat démocratique est nécessaire pour faire émerger la meilleure réponse dans l’intérêt de tous. Les différentes positions Les prises de positions pour ou contre le mariage de personnes de même sexe ne manquent pas, mais les discours, parfois idéologiques, se croisent. Trois positions s’affirment aujourd’hui. Le discours présenté comme dominant défend l’ouverture du mariage et de l’adoption des enfants aux partenaires de même sexe en vertu du principe de non-discrimination. Il se situe dans la logique de la défense des droits individuels. Le mariage, dans ce cas, n’aurait pas une nature propre ou une finalité en soi ; il ne serait chargé que du sens que l’individu, dans son autonomie, voudrait bien lui conférer. Ce discours se réclame d’une modernité politique avec sa propre compréhension des valeurs de liberté et d’égalité. Un second discours, beaucoup plus radical et militant, souhaite supprimer le mariage traditionnel pour le remplacer par un contrat universel ouvert à deux ou plusieurs personnes, de même sexe ou de sexe différent. Pour les tenants de ce discours, il n’y aurait plus de sexes et la différence entre homme et femme ne serait que le fruit d’une culture hétérosexuelle dominante dont il conviendrait de débarrasser la société. Enfin, le troisième discours soutient que le mariage est ordonné à la fondation d’une famille et qu’il ne peut donc concerner que les couples hétérosexuels, seuls en mesure de procréer naturellement. Dans ce cas, le mariage a une nature propre et une finalité en soi, que la loi civile encadre ; le sens du mariage dépasse alors le bon vouloir des individus. Ce discours, qui a pour lui l’expérience millénaire, pose une limite à la liberté individuelle, qui est perçue aujourd’hui comme inacceptable et rétrograde aux yeux de certains. Les conditions du débat

Entre ces trois discours, il n’y a dans la société française, actuellement, pas de débat politique argumenté. Pour que ce débat puisse s’instaurer, il importe tout d’abord de reconnaître le conflit qui existe entre la signification du mariage hétérosexuel et l’expérience homosexuelle contemporaine. Sans prise de conscience des enjeux de ces divisions et de ces différences, un véritable travail politique est impossible 1 . Il s’agit aussi de respecter tous les acteurs de ce débat et de permettre à chacun de réfléchir plus profondément et d’exprimer librement ses convictions. Si toute réticence ou interrogation devant cette réforme du droit de la famille est qualifiée a priori d’ « homophobe », il ne peut y avoir de débat au fond. Il en va de même lorsque la requête des personnes homosexuelles est disqualifiée a priori. Le respect de tous les acteurs du débat implique une écoute commune, une aptitude à comprendre les arguments exposés et une recherche de langage partagé.

1 Selon Paul Ricoeur, « est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage », Dictionnaire de la Langue française, « Démocratie ».

Cette recherche d’un langage partagé suppose, de la part des catholiques, de traduire les arguments tirés de la Révélation dans un langage accessible à toute intelligence ouverte. De même, dans ce débat qui concerne le sens du mariage civil, il n’y a pas lieu de discuter du mariage religieux ni, dans un premier temps, des liens entre mariage civil et religieux. Il ne s’agit pas pour les catholiques d’imposer un point de vue religieux mais d’apporter leur contribution à ce débat en tant que citoyens en se basant sur des arguments anthropologiques et juridiques. Pour cela, il convient d’avoir bien en tête les raisons pour lesquelles l’Eglise est attachée au mariage comme union entre un homme et une femme. Comprendre la position de l’Eglise catholique Un amour qui donne la vie Les chrétiens croient en un Dieu qui est Amour et qui donne la vie. Cette vie est marquée par l’altérité sexuelle : « Homme et femme, il les créa » (Genèse 1,27), qui est un des bienfaits de la Création (Gn 1,31) et qui préside à la transmission de la vie. Dans l’expérience humaine, seule la relation d’amour entre un homme et une femme peut donner naissance à une nouvelle vie. Cette relation d’amour participe ainsi à la Création de Dieu. L’homme et la femme deviennent en quelque sorte co-créateurs. Pour cette raison, cette relation garde un caractère unique et l’Eglise catholique lui reconnaît un statut particulier. C’est une relation d’amour vécue dans la liberté qui s’exprime dans le don de soi réciproque et dont le Christ a pleinement révélé la beauté. Par respect pour cet amour et pour aider les couples, l’Eglise invite, au nom du Christ, l’homme et la femme à s’engager librement dans un mariage indissoluble, vécu dans la fidélité et l’ouverture à la vie. Le mariage religieux est, pour les catholiques, un sacrement dans lequel Dieu lui-même s’engage aux côtés des époux et de leur alliance. Ainsi, ce cadre ne constitue pas tant une contrainte qu’un soutien pour pouvoir vivre cet amour. Il constitue aussi le moyen le plus simple et le plus efficace pour élever des enfants. La fécondité sociale Ce n’est pas parce que l’Eglise accorde un statut particulier à cette relation d’amour entre un homme et une femme, qu’elle n’accorde pas de valeur à d’autres relations d’amour ou d’amitié. Mais celles-ci ouvrent sur un autre type de fécondité, une fécondité sociale. Cela n’est pas moins important aux yeux de l’Eglise. Le Christ nous enseigne que nos relations d’amour ne sont pas faites pour nous enfermer égoïstement dans un tête-à-tête, mais doivent justement s’ouvrir aux autres. Mais seul dans le cas de l’amour d’un homme et d’une femme, cette ouverture à l’autre se traduit par la naissance d’une vie nouvelle. C’est une différence de taille, qui est occultée aujourd’hui. L’importance du mariage civil A travers le mariage civil, la société reconnaît et protège aussi la spécificité de ce libre engagement de l’homme et de la femme dans la durée, la fidélité et l’ouverture à la vie. Quelques 250.000 mariages civils sont célébrés chaque année en France et c’est toujours un événement important pour ceux qui s’y engagent. L’élargissement du mariage aux personnes de même sexe entrainerait une modification profonde du droit du mariage et de la filiation pour tous, y compris pour les couples hétérosexuels.

Refuser l’homophobie Une réforme en profondeur du mariage et de la filiation concerne tous les citoyens et devrait donc pouvoir faire l’objet d’un large débat. Celui-ci se heurte aujourd’hui à l’accusation d’homophobie qui vient fustiger toute interrogation. Le respect des personnes Cette situation a ses raisons d’être. Pendant longtemps, les personnes homosexuelles ont été condamnées et rejetées. Elles ont fait l’objet de toutes sortes de discriminations et de railleries. Aujourd’hui, cela n’est plus toléré, le droit proscrit toute discrimination et toute incitation à la haine, notamment en raison de l’orientation sexuelle, et il faut se féliciter de cette évolution.

Du côté de l’Eglise catholique, la Congrégation pour la doctrine de la foi invitait, dès 1976, les catholiques à une attitude de respect, d’écoute et d’accueil de la personne homosexuelle au cœur de nos sociétés. Dix ans plus tard, la même Congrégation soulignait que les expressions malveillantes ou gestes violents à l’égard des personnes homosexuelles méritaient condamnation. Ces réactions « manifestent un manque de respect pour les autres qui lèse les principes élémentaires sur lesquels se fonde une juste convivialité civile. La dignité propre de toute personne doit toujours être respectée dans les paroles, dans les actions et dans les législations ». 2 La lente évolution des mentalités Si le respect de la personne est donc clairement affirmé, il faut bien admettre que l’homophobie n’a pas pour autant disparu de notre société. Pour les personnes homosexuelles, la découverte et l’acceptation de leur homosexualité relèvent souvent d’un processus complexe. Il n’est pas toujours facile d’assumer son homosexualité dans son milieu professionnel ou son entourage familial. Les préjugés ont la vie dure et les mentalités ne changent que lentement, y compris dans nos communautés et familles catholiques. Elles sont pourtant appelées à être à la pointe de l’accueil de toute personne, quel que soit son parcours, comme enfant de Dieu. Car ce qui, pour les chrétiens, fonde notre identité et l’égalité entre les personnes, c’est le fait que nous sommes tous fils et filles de Dieu. L’accueil inconditionnel de la personne n’emporte pas une approbation de tous ses actes, il reconnaît au contraire que l’homme est plus grand que ses actes. Le refus de l’homophobie et l’accueil des personnes homosexuelles, telles qu’elles sont, font partie des conditions nécessaires pour pouvoir sortir des réactions épidermiques et entrer dans un débat serein autour de la demande des personnes homosexuelles. Entendre la demande des personnes homosexuelles Une réalité diversifiée

2 Documentation catholique 1976, n°1691, §8 ; Documentation catholique 1986, n°83, p. 1160-1164.

En fait, les données statistiques qui évaluent le nombre de personnes homosexuelles, le nombre de personnes vivant une relation stable avec un partenaire de même sexe ou le nombre d’enfants élevés par deux adultes de même sexe, sont rares et difficiles à interpréter. Sous cette réserve, plusieurs études montrent que les pratiques homosexuelles ont évolué et que l’aspiration à vivre une relation affective stable se rencontre plus fréquemment aujourd’hui qu’il y a 20 ans. Cette réalité n’est pour autant pas uniforme : la cohabitation sous

le même toit, la relation sexuelle ou l’exclusivité du partenaire ne font pas toujours partie des éléments d’une telle relation stable. Une demande de reconnaissance La diversité des pratiques homosexuelles ne doit pas empêcher de prendre au sérieux les aspirations de celles et ceux qui souhaitent s’engager dans un lien stable. Le respect et la reconnaissance de toute personne revêtent désormais une importance primordiale dans notre société. Les discussions sur le multiculturalisme, le racisme, le féminisme et l’homophobie sont sous-tendues par cette demande de reconnaissance qui s’exprime aujourd’hui sur le mode égalitariste. La non-reconnaissance est expérimentée comme oppression ou discrimination. Certains poussent très loin ce discours égalitariste. Ils estiment que toute différence ouvre sur un rapport de pouvoir et en conséquence sur un risque de domination de l’un sur l’autre : domination de l’homme sur la femme, domination du blanc sur le noir, domination de l’hétérosexuel sur l’homosexuel, etc. Selon eux, la seule solution pour combattre l’oppression ou la discrimination serait alors de gommer les différences ou, en tout cas, de leur dénier toute pertinence dans l’organisation de la vie sociale. Une volonté de gommer les différences C’est dans ce contexte que s’inscrit le processus de transformation du mariage pour le rendre accessible aux personnes de même sexe. La demande vise à faire reconnaître que l’amour, entre deux personnes de même sexe, a la même valeur que l’amour, entre un homme et une femme. La différence entre les deux, au regard de la procréation naturelle, est gommée ou jugée non pertinente pour la société. La richesse que représente l’altérité homme/femme tant dans les rapports individuels que collectifs est passée sous silence. Seule semble compter la reconnaissance de la personne homosexuelle et le fait de mettre fin à la discrimination dont elle s’estime victime dans une société hétéro-normée. La valeur d’une relation affective durable La société, tout comme l’Eglise dans le domaine qui lui est propre, entend cette demande de la part des personnes homosexuelles et peut chercher une réponse. Tout en affirmant l’importance de l’altérité sexuelle et le fait que les partenaires homosexuels se différencient des couples hétérosexuels par l’impossibilité de procréer naturellement, nous pouvons estimer le désir d’un engagement à la fidélité d’une affection, d’un attachement sincère, du souci de l’autre et d’une solidarité qui dépasse la réduction de la relation homosexuelle à un simple engagement érotique. Mais cette estime ne permet pas de faire l’impasse sur les différences. La demande des personnes homosexuelles est symptomatique de la difficulté qu’éprouve notre société à vivre les différences dans l’égalité. Plutôt que de nier les différences en provoquant une déshumanisation des relations entre les sexes, notre société doit chercher à garantir l’égalité des personnes tout en respectant les différences structurantes qui ont leur importance pour la vie personnelle et sociale. Connaître les limites du PACS

Le Pacte Civil de Solidarité (PACS), créé en 1999, a de façon inattendue surtout été utilisé par les couples hétérosexuels qui représentent 95% des 174 523 PACS conclus en 2009 3 . Pour

ces derniers, il constitue une alternative au mariage, qui ouvre un certain nombre de droits fiscaux et sociaux, sans avoir le poids symbolique du mariage, et en conservant une totale liberté de rompre. Des différences mal connues Aujourd’hui, pour les couples hétérosexuels, les différences entre le PACS et le mariage sont importantes et mal connues. Le PACS est un contrat, le mariage est une institution. Au plan patrimonial, c’est dans le domaine du droit des successions, des régimes matrimoniaux et de la réversion de la pension au partenaire survivant que se situent les plus grandes différences. Mais ce sont cependant les effets d’ordre personnel et symbolique qui marquent le plus l’infériorité du PACS par rapport au mariage. Le PACS n’est pas conclu à la mairie mais au Tribunal ou devant notaire. Il ne produit aucun effet en matière de nom et n’entraîne aucun effet personnel. Notamment, le PACS n’impose aucune obligation de fidélité, il ne crée pas de lien d’alliance entre le pacsé et la famille de son partenaire et peut être rompu unilatéralement, par simple lettre recommandée avec accusé de réception. Aucune protection n’est prévue pour le partenaire délaissé ou les éventuels enfants nés de cette union. Bien souvent, les couples hétérosexuels pacsés en viennent au bout d’un certain temps à se marier, afin de donner plus de solidité et de solennité à leur union. La recherche symbolique Les personnes homosexuelles réclament aujourd’hui aussi une forme d’union plus solennelle, dotée d’un véritable poids symbolique et ne pouvant être rompue sans procédure ni indemnité. Dans leur revendication, la différence au regard de la procréation naturelle est mise de côté, comme un détail négligeable, pour ne garder du mariage que la sincérité et l’authenticité du lien amoureux. Il s’agit là d’une vision très individualiste du mariage qui n’est pas celle du droit français. Prendre en considération le droit français Une réforme du droit de la famille doit partir du droit existant et examiner en quoi celui-ci n’est plus adapté à la situation nouvelle et quelles seront les conséquences de la réforme envisagée pour les citoyens. Si le droit n’est qu’une technique humaine qui peut évoluer à tout moment, il n’en garde pas moins une fonction anthropologique : il dit quelque chose de notre vision de l’homme. La fonction sociale du mariage Le discours en faveur de l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe part d’une vision tronquée du droit. Il choisit de ne retenir du mariage civil que le lien amoureux et fait alors valoir que refuser le mariage aux personnes de même sexe est une discrimination car elles aussi sont amoureuses. Ne pas leur ouvrir l’accès au mariage revient alors à mettre en doute la sincérité et l’authenticité de leurs sentiments, voire leur capacité d’aimer. Or, il ne s’agit pas de cela. Contrairement à ce qui est soutenu, le mariage n’a jamais été un simple certificat de reconnaissance d’un sentiment amoureux. Le mariage a toujours eu la fonction sociale d’encadrer la transmission de la vie en articulant, dans le domaine personnel et patrimonial, les droits et devoirs des époux, entre eux et à l’égard des enfants à venir. La conception individualiste du mariage, véhiculée par le discours ambiant, ne se trouve pas dans les textes de loi.

La valeur symbolique du don total de soi La haute valeur symbolique du mariage ne vient d’ailleurs pas du sentiment amoureux, par définition éphémère, mais de la profondeur de l’engagement pris par les époux qui acceptent d’entrer dans une union de vie totale. Cet engagement concerne la vie des conjoints (respect, fidélité, assistance, communauté de vie, contribution aux charges), la vie des familles (liens d’alliance, obligations alimentaires, empêchements au mariage), la vie des enfants (présomption de paternité, éducation, autorité parentale conjointe) et les tiers (solidarité des dettes ménagères). Compte tenu de l’importance de cet engagement, y compris à l’égard des tiers, il est régi par la loi et sa rupture est soustraite au bon vouloir des parties. Le divorce ne peut être prononcé que par le juge qui veillera à la protection des plus faibles et une répartition équitable des biens. Ce qui confère au mariage sa haute valeur symbolique, c’est donc cet engagement de toute une vie, « pour le meilleur et pour le pire », ce pari un peu fou que l’amour humain puisse surmonter tous les obstacles que la vie nous réserve. Or, l’accueil des enfants nés de cette union de vie fait partie intégrante de cet engagement. Si le mariage a connu des variations dans l’histoire, il a toujours organisé le lien entre conjugalité et procréation. Encore aujourd’hui, en droit français, le mariage comporte une présomption de paternité, que connaissait déjà le droit romain (pater is est quae nuptiae demonstrant). Destinée à rattacher juridiquement au mari les enfants mis au monde par la mère, cette présomption de paternité est la traduction juridique des conséquences naturelles de la promesse de fidélité et de vie commune que font les époux. Sans méconnaître que cette tradition juridique a aussi été porteuse de préjugés et d’injustices à l’égard des femmes, il convient de discerner ce qu’elle contient de sage et qu’elle est son importance pour la société. Mesurer les enjeux pour l’avenir Le mariage, tel qu’il existe aujourd’hui en droit français, assure le lien entre conjugalité et procréation et donc la lisibilité de la filiation. C’est là, en particulier, où le droit a une fonction anthropologique. La vie est un don Tout d’abord, en assurant le lien entre conjugalité et procréation, le droit vient nous rappeler que la vie est un don et que chacun la reçoit. Personne ne choisit son père et sa mère, personne ne choisit son lieu ou sa date de naissance. Ce sont pourtant ces « données » qui vont, à jamais, caractériser chacun comme un être unique au monde. Ces données incontournables de la filiation, qui s’imposent à chacun, viennent rappeler à l’homme qu’il n’est pas tout-puissant, qu’il ne se construit pas tout seul, mais qu’il reçoit sa vie des autres, d’un homme et d’une femme (et pour les croyants, d’un Autre). Les deux sexes sont égaux et indispensables à la vie Ensuite, faire le lien entre conjugalité et procréation est important pour la reconnaissance de l’égalité des sexes, qui sont l’un comme l’autre indispensables à la vie. Le fait d’être né d’un homme et d’une femme signe notre origine commune, notre appartenance à l’espèce humaine. La dualité sexuelle homme/femme est en effet une « propriété des vivants ». Les droits des enfants

Enfin, la lisibilité de la filiation et l’inscription dans une histoire et une lignée sont essentielles pour la construction de l’identité. La Convention des Droits de l’enfant de l’ONU stipule expressément qu’un enfant, dans la mesure du possible, a droit de connaître ses parents et

d’être élevé par eux. Si les circonstances de la vie peuvent empêcher cela, il ne faudra pas que le législateur prenne l’initiative d’organiser l’impossibilité pour les enfants de connaître leurs parents ou d’être élevés par eux. Ce qui sera le cas s’il accède aux demandes de parenté des personnes homosexuelles que ce soit par le biais de l’adoption ou de la procréation médicalement assistée. L’utilité sociale A côté de ces fonctions anthropologiques fondamentales, le mariage a aussi une utilité sociale. Même s’il n’est plus l’unique porte d’entrée de la vie de famille, il continue à favoriser la stabilité conjugale et familiale, qui correspond à une aspiration profonde d’une très grande majorité de la population. Celle-ci est non seulement bénéfique pour ses membres, mais elle profite à toute la société car elle permet aux familles de mieux assumer leur rôle dans le domaine de l’éducation et de la solidarité. A défaut, c’est la collectivité qui doit prendre le relais. Ces enjeux anthropologiques et sociaux ainsi que la protection des droits de l’enfant sont passés sous silence. Le discours dominant, égalitariste, choisit délibérément d’ignorer la différence entre les personnes homosexuelles et hétérosexuelles à l’égard de la procréation et veut faire croire que le lien entre conjugalité et procréation n’est pas pertinent pour la vie en société. Un coup d’œil sur les conséquences juridiques d’une telle réforme démontre le contraire. Evaluer les conséquences juridiques de la réforme envisagée Le sort de la présomption de paternité En cas d’ouverture du mariage aux personnes de même sexe, se posera la question du sort de la présomption de paternité, actuellement prévue à l’article 312 du Code Civil. La première solution possible est de décider que cette présomption ne s’appliquerait pas aux couples de même sexe. Il y aurait alors dans les faits deux types de mariages, et il importerait que les citoyens soient clairement informés de cette distinction. Cette hypothèse, retenue aux Pays-Bas et en Belgique, ne règle pas la question du lien entre la compagne de la mère et l’enfant de celle-ci. Une deuxième solution, plus radicale, consisterait à supprimer la présomption de paternité pour tous. Cela reviendra à instaurer officiellement la dissociation entre conjugalité et procréation et viderait le mariage de son sens. Quel sens peut avoir un mariage civil qui, en refusant de régler la transmission naturelle de la vie, n’honore plus la promesse de fidélité des époux ? Une troisième solution, encore plus radicale, a été retenue au Canada. La présomption de paternité est transformée en présomption de parenté et joue aussi pour les partenaires homosexuels : la compagne de la mère sera la « co-mère » de l’enfant. Dans ce cas, la lisibilité de la filiation, qui est dans l’intérêt de l’enfant, est sacrifiée au profit du bon vouloir des adultes et la loi finit par mentir sur l’origine de la vie ! La loi ne doit pas mentir sur l’origine de la vie Les choses se compliquent encore davantage devant les questions d’adoption et de procréation médicalement assistée. Par exemple, comment concevoir une adoption plénière qui supprime la filiation d’origine et dit que l’enfant est « né de » ses parents adoptifs ? Faut-il faire croire à un enfant qu’il est né de deux hommes ou de deux femmes ? Les complications juridiques sont nombreuses. Tout notre système juridique est basé sur la distinction des sexes, puisque la transmission de la vie passe par la rencontre d’un homme et d’une femme.

Conclusion S’il appartient au pouvoir politique d’entendre la demande d’un certain nombre de personnes homosexuelles de bénéficier d’un cadre juridique solennel pour inscrire une relation affective dans le temps, c’est en fonction du bien commun dont il est garant qu’il doit chercher à y répondre. L’Eglise catholique appelle les fidèles à vivre une telle relation dans la chasteté, mais elle reconnaît, au-delà du seul aspect sexuel, la valeur de la solidarité, de l’attention et du souci de l’autre qui peuvent se manifester dans une relation affective durable. L’Eglise se veut accueillante à l’égard des personnes homosexuelles et continuera à apporter sa contribution à la lutte contre toute forme d’homophobie et de discrimination. La demande de l’élargissement du mariage civil ne peut être traitée sous le seul angle de la non-discrimination car cela suppose de partir d’une conception individualiste du mariage, qui n’est pas celle du droit français pour qui le mariage a une claire vocation sociale. Prétendre régler les problèmes de domination et d’abus de pouvoir, qui existent effectivement dans la société, par l’ignorance des différences entre les personnes, semble une option idéologique dangereuse. Les différences existent et c’est une bonne chose. La différence des sexes est une heureuse nouvelle. La demande d’élargissement du mariage aux personnes de même sexe met la société au défi de trouver des nouvelles formes pour vivre les différences dans l’égalité. Pour cela, le législateur sera amené à opérer des arbitrages délicats entre des intérêts individuels contradictoires. Le propre du pouvoir politique est en effet de défendre non seulement les droits et les libertés individuels, mais aussi et surtout le bien commun. Le bien commun n’est pas la somme des intérêts individuels. Le bien commun est le bien de la communauté tout entière. Seul le souci du bien commun peut venir arbitrer les conflits de droits individuels. La véritable question est alors de savoir si, dans l’intérêt du bien commun, une institution régie par la loi doit continuer à dire le lien entre conjugalité et procréation, le lien entre l’amour fidèle d’un homme et d’une femme et la naissance d’un enfant, pour rappeler à tous que :

• la vie est un don

 

• les deux sexes sont égaux et l’un comme l’autre indispensables à la vie

 

• la lisibilité de la filiation est essentielle pour l’enfant.

 

Une évolution du droit de la famille est toujours possible. Mais plutôt que de céder aux pressions de différents groupes, la France s’honorerait à instaurer un vrai débat de société et à chercher une solution originale qui fasse droit à la demande de reconnaissance des personnes homosexuelles sans pour autant porter atteinte aux fondements anthropologiques de la société. ***    

 

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