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Des Français Libres contre l'invasion du gender

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6 février 2014

Le billet du philosophe (manif du 2 février)

Classé dans : Actions,la rubrique du philosophe,Le réveil des consciences,Manifestations — leprintempsdesconsciences @ 8 h 39 min

imageBillet philosophique n° 7 :
Le silence grave de La Manif Pour Tous !
« Vous entrez dans la zone de silence pour dénoncer le mépris du gouvernement à l’égard des enfants et des familles. » Inscrite sur une banderole située à la fin du premier tiers du parcours de la manifestation de ce dimanche 2 février à Paris, cette invitation fut suivie à la lettre par la plupart des participants qui parcoururent plus de 500 mètres sans sono, sans slogan, sans sifflet, sans cri et souvent sans aucun échange ou bavardage. De quoi stupéfier les CRS en faction censés maîtriser une foule dangereuse et excitée ! Ces CRS passèrent donc un dimanche après-midi calme et silencieux sous un beau soleil d’hiver, regardant défiler des centaines de milliers de manifestants silencieux et graves. Historique dans la carrière d’un militaire !
En effet, la Manif pour Tous de ce 2 février 2014 à Paris ne ressemblait pas aux deux précédentes. Moins bruyante (peu de sono), moins jeune (combien d’étudiants révisaient leurs partiels ?), moins joyeuse malgré la bonne humeur des familles nombreuses, plus grave et comme plus mûre, plus lente du fait de la présence de nombreux anciens… L’âge moyen des manifestants semblait plus proche de 50 ans que de 30 ans. Nous n’avions pas le cœur à festoyer dans une ambiance « bisounours » ! Les manifestants étaient graves, conscients des dangers qui menacent les enfants et la famille, et profondément blessés par le mépris manifesté par la plupart des politiques depuis presque un an ! Cela se sentait ! La coupe est pleine et les élections prochaines sont attendues avec une certaine impatience. Puisqu’on nous a bâillonnés, puisqu’on s’est moqué de nous, que certains ont subi des gardes à vue injustifiées, des intimidations et des coups de la part de forces de « l’ordre », nous ruminons intérieurement les meilleures modalités électorales et citoyennes pour que cesse la familiphobie du gouvernement et du président de la République. Il faut dire que nombreux parmi nous ont été Veilleurs ou Sentinelles ou Hommens ; que nous avons participé à des accueils ministériels dans nos villes ; que nous avons tracté au sujet de la théorie du Genre ou participé à des conférences, que nous avons informé notre voisinage des dangers de la politique familiale actuelle !

La France profonde se réveille et considère que la situation est très grave face aux mensonges répétés et éhontés de nos gouvernants. Ce silence est le signe d’une prise de conscience.

Dans toute cette affaire nationale, celui qui est le centre de gravité de la France ce n’est ni le président de la république, ni son premier ministre, mais bien l’Enfant, chaque enfant, tous les enfants ! Ceux d’aujourd’hui, ceux de demain, mais aussi ceux qui ne verront jamais le jour ! Que peut faire l’enfant face à la culture de mort qu’instaure la plupart de nos politiques de gauche comme de droite ! Rien ! Rien sans le réveil de nos consciences adultes, sans notre prise de conscience de la gravité anthropologique des lois absurdes, rien sans un véritable Printemps des consciences ! Si un arbre qui tombe fait plus de bruit que mille arbres qui poussent, les centaines de milliers de manifestants silencieux et graves ont plus d’impact qu’un ministre de l’Education nationale qui s’époumone dans les médias à justifier l’injustifiable ! Ce lundi nous en percevons un début de preuve ! Pourvu que cela dure. De toute façon, On Ne Lâche Rien ! Jean Biesbrouk

13 juin 2013

La fin du nihilisme transgressif est proche

Classé dans : la rubrique du philosophe,Politique,vos avis — leprintempsdesconsciences @ 14 h 34 min

Prenez le temps de lire ce dernier article de Henri Hude.
Son analyse du mouvement de protestation inédit de la « France bien élevée » est pertinente et montre le chemin de l’espérance.
Sa hauteur de vue et sa profonde réflexion nous aident à mieux situer notre combat et permettra ce véritable printemps des consciences auquel nous aspirons.
Merci Mr Hude.

http://www.henrihude.fr/mes-reflexions/50-democratiedurable/305-la-republique-des-veilleurs

25 avril 2013

Billet Philosophique N°5

Classé dans : la rubrique du philosophe — leprintempsdesconsciences @ 0 h 49 min

Attention, motards, bientôt, il sera trop tard !

Hollande et Ayrault font-ils de la moto ? N’ouvrent-ils pas la route pour la France, nos motards nationaux ?

Qu’ils réfléchissent bien sous leur casque que la conduite d’un deux-roues à moteur est plus complexe que celle d’une trottinette. Surtout quand on ne cesse de tourner à gauche et qu’on accélère ! Voyez nos deux motards, l’un présidentiel en tête, l’autre gouvernemental à sa suite, qui filent allégrement. Ils ont abordé depuis plusieurs semaines un rond-point très dangereux, le rond-point Taubira ! Or ils n’en sortent pas, car ils ne cessent de tourner à gauche et ils ont décidé récemment d’accélérer !!! Tout motard sait que c’est suicidaire ! En effet, dans ces conditions, on tourne en rond comme dans un cercle vicieux et, si l’accélération se poursuit, comme au Sénat et à l’Assemblée, bientôt la force centrifuge va dépasser la force centripète : la moto penchée à gauche va se redresser, prendre la tangente, filer dans le décor avec le risque effroyable de se retourner sur son pilote, mais aussi de blesser piétons et cyclistes…

Depuis qu’ils sont sur le rond point Taubira, Hollande et Ayrault ont la tête qui tourne et semblent incapables de comprendre et d’entendre ceux qui les regardent sur les trottoirs. Ca va trop vite ! Ils ont mal au coeur, ils sont écoeurés ! Vivement que le manège s’arrête, mais ils ne savent plus arrêter ce qu’ils ont mis en marche ! Ils sont des apprentis sorciers ! Ils sont dépassés. Vont-ils politiquement trépasser ? Mais d’où provient leur auto-enfermement à la Cahuzac ? Question complexe ! Faut-il d’abord s’adonner à quelques diagnostics psychanalytiques pour y déceler des blessures d’enfance, des refoulements, des complexes d’infériorité ou des identifications mégalomanes dont ils n’ont guère le monopole ? Peut-être. Mais il y a plus grave et beaucoup plus profond. Car s’attaquer aux fondements naturels d’une société qui a su élever la famille et le couple à un haut degré d’humanité et d’amour comme l’a réalisé la culture judéo-chrétienne, et ne rien proposer d’autre qui soit cohérent et épanouissant, c’est objectivement coopérer à un univers spirituel glauque et dangereux dont la plus grande ruse est justement de faire croire qu’il n’existe pas ! Le problème n’est pas d’abord politique ou psychologique, il est spirituel et même religieux.

Car le mensonge et le déni existent bien de la part de nos gouvernants ! Le projet de loi Taubira en est un révélateur détonnant qui risque d’ailleurs d’emporter ceux qui ont concocté la bombe anthropologique et métaphysique qu’est le « mariage » de personnes de même sexe, qui engendrera nécessairement la PMA et la GPA ! Or, il ne faut pas être grand clerc pour savoir que les mensonges ont un « père » qui est aussi celui de la haine, de la violence, du péché et finalement de la mort. Peu de philosophes et de psychologues en révèlent l’origine véritable. Ce sont les religieux et les mystiques qui peuvent en dévoiler la réalité et l’influence, par l’expérience qu’ils ont du combat spirituel avec l’Adversaire ! En prendre réellement conscience, par exemple en lisant un des quatre évangiles, est déjà une étape importante !

Mais comment agir ou réagir face à ce royaume de ténèbres et de violence qui progresse? Les seules actions fécondes seront celles réalisées grâce aux armes du combat spirituel que sont l’amour et la non-violence, la compassion et la miséricorde, l’amitié et de fraternité, la prière et le jeûne. Regardez les veilleurs à Paris, et en Province maintenant. Ce sont essentiellement des jeunes. Ils ont assis à même le sol. Ils prennent des temps d’intériorité, dans le silence, devant leurs bougies, puis fredonnent quelques chants dans la joie et le respect mutuel. Ils écoutent de très beaux textes sur la Paix, l’Espoir, l’Amour… Certains prient intérieurement pour tous ces policiers et gendarmes qui probablement les amèneront au poste de police pour les mettre en garde à vue. Qu’ont-ils fait de si grave ? Rien, sinon veiller pour la France et leurs concitoyens afin que la vérité perdue sur l’homme, le mariage et la famille soit enfin retrouvée et promue. Ce qui serait insupportable pour le Menteur !

Messieurs les motards qui conduisez la France, cessez de tourner en rond et d’accélérer ! C’est très urgent ! Sur le bord de la route, de jeunes veilleurs silencieux vous invitent à l’intériorité en vous signifiant dans leurs silences que vous êtes bien meilleurs que ce que le Menteur vous fait miroiter. Quittez vos illusions en tombant le casque et la combinaison de politiciens et revêtez le rôle véritable de l’homme politique : celui de devenir Veilleur pour la Nation afin que le Menteur ne s’en accapare plus ! C’est alors seulement que vous rentrerez dans l’Histoire, la vraie !

Jean

4 avril 2013

Billet philosophique nº4

Classé dans : Actions,la rubrique du philosophe — leprintempsdesconsciences @ 15 h 27 min

Billet philosophique n° 4
Et maintenant que vais-je faire ?
De retour de La Manif Pour Tous du 24 mars à Paris, devant la réussite insoupçonnée de cet extraordinaire rassemblement familial et face à l’incompréhension totale du ministre de l’intérieur (surnommé depuis « Manuel Gaz ») et au mépris des politiques et des médias, j’attendais avec un petit espoir une bonne décision du président de notre République. Déception totale et colère rentrée ! Et ma conscience de me susurrer : « Et maintenant que vas-tu faire ? » mais aussi « Et maintenant qu’allons-nous faire ? »
Personnellement chacun pourra proposer (par exemple sur ce blog) des idées simples et réalistes dont le but est d’une part de permettre à nos relations de prendre davantage conscience du changement de civilisation qu’on nous prépare et d’autre part de manifester aux politiques notre désaccord. Par exemple :
– Accrocher sur son balcon ou à sa fenêtre le drapeau de La Manif Pour Tous, en y ajoutant, si possible le drapeau français ! Certains pourront mettre une banderole plus explicite avec un slogan.
- Coller des autocollants de la manif pour tous sur sa voiture ou sur son casque et en disposer quelques-uns sur les poteaux des feux tricolores… Pourquoi pas sur certains panneaux municipaux ou paroissiaux… Que fleurissent ainsi de nombreuses fleurs LMPT pour manifester ce printemps des consciences !
- Envoyer un courrier au président de la République (et à d’autres « responsables ») en y ajoutant un coton-tige, pour soigner leur surdité à nos appels ! Un courrier par semaine à M. Hollande est un bon rythme.
-Réagir par courrier ou sur internet aux propos des médias…
- Poursuivre les relations directes ou épistolaires avec notre sénateur ou notre député, sans oublier les membres de notre Conseil municipal !
- Continuer à se former concernant le « mariage pour tous ». De nombreux sites informatiques transmettent des documents remarquables. Par exemple LMPT, Alliance Vita ou des sites diocésains.
- Dialoguer avec les jeunes pour leur faire prendre conscience de l’enjeu majeur du débat : notre civilisation est remise en cause. Garder contact avec eux pour les prochaines actions. (J’ai été émerveillé par le nombre de jeunes (15-25 ans) présents à la Manif à Paris !) …
-Découvrir l’action non-violente à travers les exemples de Gandhi, de Martin Luther King, de Lanza del Vasto, etc…
Si les actions collectives demandent davantage de préparation, elles sont absolument indispensables, car elles manifestent au public notre mobilisation. Quelques initiatives possibles…
- Poser, à quelques-uns, une banderole avec slogan, sur un pont autoroutier ou sur un bâtiment, et prendre une photo… Le site Le Salon Beige transmet régulièrement les photos de ce type de manif….
- Accueillir de façon bruyante les autorités ministérielles ou politiques venant dans notre ville ou notre département. (La presse en parlera !)
- Libérer les péages autoroutiers et montrer que la manifpourtous travaille pour tout le peuple et non comme le gouvernement pour une poignée de militants LGBT!
- Après les 10 centimes d’euros envoyés au maire de Paris pour ses frais sur le Champ de Mars, pourquoi ne pas envoyer dix centimes d’euros au Préfet de Police de Paris ou au ministre de l’intérieur pour renflouer les caisses après l’utilisation de gaz ou gels lacrymogènes ?

Deux initiatives sont, semble-t-il, proposées au niveau national :
- Participer à l’opération Revenus déclarés sur papier et versement de l’impôt majoré de deux euros, pour ralentir le processus de récolte des impôts.
- A une date précise (non connue à ce jour) retirer les sommes de nos livrets A, et les placer ailleurs…
Voilà quelques actions possibles. Et vos propositions ? Certes ces démarches prennent du temps que nous avions prévu d’utiliser autrement…. Mais chacun doit être conscient qu’il y a une très grande urgence à agir, car si la loi passe, le temps nécessaire pour la combattre et la faire retirer sera encore plus conséquent.
Enfin, restons dans l’espérance, en nous donnant les moyens d’approfondir notre intériorité sans laquelle notre combat risque de déraper. Que les croyants prient pour et pendant ces actions, en particulier pour « nos ennemis ». L’action doit être efficace mais surtout féconde en portant du fruit. Bon début de printemps des consciences 2013.
Jean

7 mars 2013

Billet philosophique Nº3

Classé dans : la rubrique du philosophe — leprintempsdesconsciences @ 8 h 47 min

le 05/03/2013
La « théorie du genre » est-elle le Père Noël des adolescents ? 

​L’éveil de la conscience spontanée se poursuit, au-delà du dialogue, par la phase parfois critique de la vérification. Vérifier les propos d’autrui devient une nécessité pour l’enfant quand il perçoit dans la réponse d’un adulte, soit une proposition différente de ce qu’il a déjà entendu, soit une affirmation qui ne correspond pas à ses propres évidences. Par exemple l’existence ou non du fameux Père Noël ! Comment savoir ce qui est vrai ?  Qui dit la vérité et qui ment ?
Cette phase de vérification est assez aisée quand il s’agit de faits présents et constatables. Il s’agit en vérité de faire coïncider les jugements des deux interlocuteurs. En effet, leur discussion a deux causes. D’une part, l’un des deux (ou les deux) n’a pas su appréhender avec justesse ce qui est, autrement dit la réalité.  Et d’autre part, tous deux sont persuadés, en conscience, qu’une seule et même vérité peut être saisie en référence directe avec ce qui est, avec le « fait », avec l’objet. Autrement dit qu’il y a une vérité commune possible au sujet de la réalité. C’est pourquoi les consciences s’effacent devant le « principe de la réalité », ce qui leur permet de s’entendre. Chacun peut constater que spontanément l’esprit humain adopte la notion réaliste du vrai  qui est, selon Thomas d’Aquin, l’adéquation de l’intelligence et de la « chose ». En définitive, au terme du dialogue, chacun peut reconnaître soit son erreur, soit le bien-fondé de sa vérité.

​Mais qu’en est-il du Père Noël ? Réalité ou personnage imaginaire ? Car la vérification de la conscience spontanée se complique lorsque la discussion porte sur des données subjectives comme des sentiments, des représentations ou « des histoires », souvent ponctuée par des « je t’assure ! ». Il ne semble pas possible à chaque interlocuteur d’exprimer en totalité ses événements intérieurs. Certes, chacun peut partager plus longuement ses sentiments, ses jugements, ses convictions ou ses intuitions, mais cette « réalité » demeure subjective et conduit chaque interlocuteur à trois attitudes. Ou bien il comprend mieux la pensée de l’autre et, convaincu, adhère à ses propos. Ainsi la discussion s’achève sur une vérité commune. Ou bien, il analyse davantage la démarche intérieure de l’autre en comparaison avec la sienne, mais non convaincu, il reste sur son point de vue. Cette incompréhension entraîne la fin de la discussion sur un désaccord qui pourra toutefois être levé ultérieurement. Ou bien chacun reste sur ses positions et s’obstine dans son jugement et son désaccord, se refusant même à poursuivre le dialogue ! Ces deux dernières attitudes conduisent à une séparation qui est une rupture de la participation intellectuelle. Le réciprocité des consciences ne semble plus possible. Et, « dans certains cas, un échec de ce genre sera lourd de conséquences en ce qui concerne les dispositions du sujet à l’égard de la vérité. » (Paul Toinet, in Philosophie de la Vérité)
​Le Père Noël et la « théorie du genre » relèvent essentiellement du principe de plaisir et non du principe de réalité ! Comment les vérifier ?
Faire croire à l’existence du Père Noël est très différent que raconter des histoires ou des contes commençant par : « Il était une fois… ». L’enfant ne confond pas le jeu (« on fait comme si… ») ou bien l’histoire imaginaire, avec un fait réel ou un personnage existant. Si les adultes présentent une illusion comme étant une réalité, ils mentent ! Ils prennent un principe de plaisir pou un principe de réalité. C’est souvent le cas au sujet du Père Noël ! Ne s’agit-il pas pour les adultes de raviver leurs émotions enfantines ou de donner à moindre coût du rêve à leurs enfants ou petits enfants. Il faut dire qu’ils sont particulièrement aidés par les commerçants, les chaînes de télévision, la poste et même  par certains professeurs d’école qui font rédiger des « lettres au Père Noël » ! Mais au plus profond de lui-même, que devient la confiance absolue de l’enfant à l’égard des adultes quand il prend conscience qu’il a été trompé par ceux qu’il aime le plus ? Un tel mensonge « organisé » peut blesser l’intelligence enfantine qui devra déployer beaucoup d’énergies pour accorder ensuite sa confiance aux adultes en général.
« Chez l’enfant, la découverte de l’ignorance ou du mensonge des parents suscite un état de doute dramatique portant en définitive sur le tout de l’Être : sur la possibilité de connaître la vérité. » (Idem) Peut-être cette blessure ouvre-t-elle pour l’avenir une brèche au relativisme ou au scepticisme ?

​La « théorie » du genre ne serait-elle pas le Père Noël des adolescents du XXIème siècle ? Cette « théorie » n’a pas de fondement naturel et objectif. Elle est subjective. Etonnamment, elle a été introduite dans les programmes de sciences biologiques alors qu’elle n’est qu’une idéologie de lutte égalitariste relevant éventuellement de la philosophie (« on ne naît pas femme, on le devient »). En dévalorisant la dimension naturelle de la sexualité et en survalorisant sa dimension culturelle, on ment aux adolescents. Une telle séparation entre nature et culture est un mensonge anthropologique. (L’être humain ne serait plus seulement un « pour-soi » car libre, il se transformerait lui-même en un « par-soi »).
L’homme créé s’érige en créateur de lui-même ! Ainsi, il se prend pour Dieu ! Sublime mensonge ! Faire miroiter aux adolescents, au nom du principe de plaisir, que la sexualité d’un individu n’est qu’un choix culturel, n’est-ce pas d’une certaine façon projeter des frustrations d’adultes sur les jeunes ? Ce n’est pas raisonnable. La théorie du genre n’est qu’un aboutissement d’une logique de négation de la réalité personnelle et de la différenciation sexuelle. Elle ne respecte pas le droit naturel. Elle ment à la personne. Des centaines de milliers d’adultes et de jeunes en ont pris conscience et l’ont déjà dénoncée. Car le « mariage pour tous » est la dernière illusion de la supercherie hédoniste. Une majorité de Français le reconnaît. Il est urgent que cesse « cette guerre métaphysique » et que le réalisme et la raison l’emportent. C’est la réalité même de l’être de l’homme et de son avenir qui est en jeu. C’est pourquoi, on ne lâche rien !
                        ​​​Jean

23 février 2013

Billet philosophique nº 2

Classé dans : la rubrique du philosophe — leprintempsdesconsciences @ 20 h 16 min

Chers amis, je vous invite à lire ce deuxième billet de notre philosophe Jean qui pose avec acuité l’aggravation de l’endoctrinement à venir de tous les enfants si nous ne rèagissons pas. Voulons nous rester libres ?

L’éveil de la conscience et la révolution métaphysique (I)

Dans un « Avis à la population » pertinent, un trentenaire du Pays basque rappelle qu’actuellement « nous vivons une révolution sourde que peu de monde perçoit ». Ce qu’affirme aussi le philosophe Bertrand Vergely : « Derrière le projet du Mariage pour Tous, il y a une guerre métaphysique totale. Il y a des instances idéologiques qui ne veulent plus parler […] de la notion d’Être et de la Réalité. » Ce qui se passe au Parlement et dans certaines instances idéologiques se passera bientôt dans la tête et le cœur de nos enfants et petits enfants, car la sourde révolution antimétaphysique commence déjà dans nos écoles avec le soutien plus ou moins conscient d’enseignants, d’éducateurs et de parents ! En prendre conscience est déjà une petite révolution !
Car, si je comprends le projet de Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, cette révolution idéologique et antimétaphysique se fera par le truchement de nos chers enfants. Comment cela ? En intervenant dans l’éveil-même de leur conscience ! Est-ce possible ? Oui, car le « fait primitif » de cet éveil de la conscience spontanée est la formulation de la parole. En effet, grâce au langage, l’enfant nomme des êtres dans leur singularité. Cette dénomination permet à son intelligence de distinguer les choses entre elles. Il peut ainsi les définir par sa parole en s’aidant de catégories, et celles-ci lui permettent d’opérer des distinctions, même si, au départ, ces catégories sont particulières et souvent arbitraires. Peu à peu l’enfant prend conscience que cet acte de nommer les êtres le rend comme « maître et possesseur » de l’objet nommé. Peut-être veut-il alors s’imposer à l’objet et considère-t-il que parler équivaut à agir sur le réel. D’autant que des dénominations successives lui permettent d’élaborer un discours dont le but est de rendre compte le mieux possible de la réalité qu’il estime objective. Parce qu’il a reçu par la médiation d’autrui les éléments de son discours, l’enfant accorde une foi totale, à la mesure de sa confiance en l’autre, à la coïncidence entre l’ordre de son discours et celui de la réalité. Ainsi c’est grâce au dialogue que l’enfant saisit progressivement la réalité et parvient à la comprendre. Le dialogue, manifestation de la pensée par la parole, émerge peu à peu au milieu d’une société de personnes. « Le dialogue implique toujours la certitude ou au moins l’espoir d’une rencontre par convergence et identification des jugements » (Paul Toinet, Philosophie de la vérité, p 19). Le dialogue vise finalement à établir entre les interlocuteurs une participation en acte par la pensée, comme une communion des intelligences. Cette participation est l’expérience indispensable au développement de la personne.
On voit combien le rôle de l’autre est majeur dans le développement spontané de la pensée enfantine. Mais qui est cet autre ? Bien sûr, ce sont, en droit, les parents, premiers éducateurs. Mais la concurrence idéologique et métaphysique peut se manifester très rapidement. Car qu’en sera-t-il de l’influence de la nourrice ou des grands-parents ? Quels jouets, quelles chansons, quelles émissions télévisées ou DVD vont « enchanter » le très jeune enfant ? Quels éducateurs à la crèche, quels enseignants à l’école maternelle puis primaire vont relayer ou enrayer le discours parental ? Ici, rien n’est neutre ! Education et enseignement sont nécessairement des vecteurs de valeurs. Quelles catégories sociales et scolaires structureront l’intelligence de l’enfant sans que les parents ne soient consultés ou ne donnent leur accord ? Grâce à l’histoire du Petit Nicolas, en éditorial, chacun peut imaginer la part d’idéologie et la part de réalisme que chaque enfant reçoit dans une totale confiance et ouverture à tout adulte qui l’accueille et s’occupe de lui, même au détriment des parents.
Faudra-t-il chaque soir un temps de « remise au point » parental ? Qui en sera capable et en aura le temps ? Et l’enfant acceptera-t-il de recevoir ainsi deux discours dont l’un sera idéologique et l’autre fondé sur la réalité et l’être profond de l’homme, transmis par les parents ? Les parents seront-ils vraiment libres de choisir une école qui restera anthropologiquement réaliste, loin du diktat idéologique ? Ou faudra-t-il fonder des écoles libres qui puissent former et éduquer les enfants en vérité ? L’enjeu est bien sociétal, mais il dépend de la conscience de chacun de nous. C’est pour cela aussi que nous devons manifester sans crainte notre exigence du seul réalisme acceptable, celui de la famille fondée sur un père et une mère.

10 février 2013

La rubrique du philosophe

Classé dans : la rubrique du philosophe — leprintempsdesconsciences @ 10 h 47 min

Rubrique animée par Jean Biesbrouck, philosophe

Le billet philosophique n° 1  02/09/2013 


La conscience hibernante…. en attente du dégel.

Avant le printemps, la conscience hiberne. Dans mon jardin, au cœur de l’hiver béarnais, des primevères sont apparues. Elles augurent la saison printanière. Mais chacun sait qu’une primevère ne fait pas le printemps, ni une manif, le printemps des consciences ! C’est un signe précurseur certes, mais il faudra de la patience. Car ma conscience souvent hiberne et, inconscient de ce fait, je suis comme berné.

Mais qu’est-ce que l’hiver pour la conscience ? Qu’est-ce qui la refroidit, qui la gèle, qui la glace et qui l’immobilise pour longtemps ?  Parmi les nombreux facteurs, nos habitudes quotidiennes ont une place de choix ! Et en prendre conscience, c’est probablement déjà amorcer le dégel ! On dit parfois que l’habitude tue. De fait, nos journées sont rythmées par des emplois du temps bien remplis, au rythme parfois…. endiablé, qui répondent à nos obligations personnelles, familiales, professionnelles et sociales. « Il faut que ça tourne ! ». Pas de mollesse ! Heureusement, il y a la fin et le début de semaine, à savoir le samedi et le dimanche (pour les juifs comme pour les chrétiens, le dimanche est le premier jour de la semaine !). Sauf que ces jours-là, il y a encore du rythme et des habitudes, qui nous refroidissent différemment… Et finalement « encore une semaine qu’on n’a pas vu passer ! ». Parfois ce sont les mois et les années qui passent ainsi, et finalement la conscience restée gelée… trépasse !

Au cœur de l’hiver de nos habitudes, tel le rouge-gorge cherchant dans la neige sa nourriture, pouvons-nous décider d’une bonne habitude qui amorcera peu à peu le dégel de notre conscience ? L’habitude de prendre un moment quotidien ou hebdomadaire pour ramener notre conscience au cœur de notre intériorité. Se retrouver seul avec soi-même, s’étonner de soi et du monde, s’interroger sur le présent et le passé, réfléchir sur l’avenir, essayer de comprendre notre existence et celle des autres, donner du sens à l’existence. Ainsi au cœur de l’hiver, sous terre, invisible à nos yeux, la sève remonte peu à peu et des arbustes laissent déjà apparaître quelques bourgeons. Alors, oui, à la suite de ce dialogue intérieur, une manifestation et sa préparation, une pétition et une discussion peuvent briser nos habitudes parfois glaçantes et faire jaillir un renouveau printanier tant attendu ! Ces actions encouragent chacun à apprivoiser son intériorité, là où tout l’homme se joue. « Le point central de l’âme est le lieu où la voix de la conscience se laisse entendre et le lieu de la décision personnelle libre. »  (Edith Stein). Que ce temps d’intériorité devienne une bonne habitude, alors, « bonjour le dégel de la conscience » ! Bon et patient dégel, chère conscience, en attendant le printemps !

Jean

L’avis de Bertrand Vergely, philosophe. Vous pouvez aller voir la vidéo de sa conférence, très bien faite ou lire le résumé de cette vidéo.

Quelques extraits :
« Une des données de base de la vie, et de la complexité de la vie, va être supprimée. Symboliquement, on est ici devant une mutation d’humanité, c’est-à-dire que la différence homme-femme-enfant, qui est à la base de la vie, ne va plus être le modèle qui va permettre à un moment de se structurer. Le modèle va être l’indifférenciation. Et ça c’est important, pourquoi ? Parce que, et c’est ce que nous disent les psychanalyses, l’indifférenciation est de l’ordre de la mort. Ce qui caractérise la vie, c’est la différence. Et en particulier la différence homme-femme. À partir du moment où on est dans l’indifférencié, on est dans un principe de mort.
« Il est important de rappeler qu’il y a des données de l’existence et que l’homme n’a pas tout inventé. Pourquoi ? Parce qu’un certain nombre de lobbies économiques et scientifiques sont extrêmement intéressés par l’idée du mariage, non pas dans la perspective de l’homosexualité, mais dans la perspective de ce qu’on peut appeler le constructivisme.
Quel est l’enjeu métaphysique du “Mariage pour tous” ? C’est de faire valoir l’idée que tout peut s’inventer, tout peut se construire, tout peut se décréter. C’est l’idée de remplacer les notions de données naturelles par le triomphe premièrement de la loi, et deuxièmement de la technique.
Ceux qui sont pour le Mariage pour tous veulent imposer l’idée que tout peut se construire, que tout peut se décréter, tout peut s’inventer.
Olivier Rey, mathématicien, a écrit un livre intitulé “une folle solitude”. Il pointe du doigt la structure du monde contemporain dans lequel nous sommes, qui est ce qu’il appelle “le fantasme de l’homme auto-construit”.
L’enjeu est de dire : l’homme, on va le faire. L’homme ne repose pas sur des données qui relèvent de l’être, et derrière l’être le mystère de la vie, l’homme est quelque chose que l’on va fabriquer.
« Il faut faire attention, nous avons à faire à ce qu’on appelle la néo-humanité (…) afin de faire advenir l’humanité modifiée et, derrière, le trans-humanisme. Je pense qu’il y a un désir de modifier les données de l’être humain, en le débarrassant – ne parlons même pas de Dieu, c’est un mot honni et banni dans notre pays – mais même la notion de Réalité, de données du Réel et même de Nature sont des choses que l’on veut évincer pour le remplacer par une idée purement constructiviste de l’homme.
C’est-à-dire que l’essence de ce projet est totalitaire ! Il y a eu le fascisme qui voulait créer une race supérieure, il y a eu le communisme qui voulait créer une classe supérieure, maintenant nous sommes partis dans la fabrication de l’humain, et la fabrication d’une néo-humanité totalement désolidarisée de la notion de réel. René Girard disait : « Le Réel est l’ennemi public numéro 1 du monde contemporain ».
« Aujourd’hui, nous retrouvons les mêmes symptômes qui existaient dans l’apparition du nazisme dans les années 1935-1936. Sauf qu’aujourd’hui, le néo-fascisme qui nous menace ne va pas se faire sur des mots d’ordre d’extrême-droite ou d’extrême-gauche, il va être lié à la démocratie et à la technologie.
Derrière le Projet du Mariage pour Tous, il y a une guerre métaphysique totale. Il y a des instances idéologiques qui ne veulent plus entendre parler, non seulement de Dieu (ça c’est évident), mais de la notion d’Être et de Réalité.
 

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