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5 février 2015

L’avis d’un médecin sur la loi d’euthanasie Claeys-Leonetti

Classé dans : Euthanasie,L'avis des médecins — leprintempsdesconsciences @ 12 h 49 min

Voici l’avis d’un médecin de terrain sur la proposition de loi numéro 2512 Claeys-Leonetti proposant une « sédation profonde terminale » qui n’est en fait qu’une euthanasie masquée.

Contribution déposée sur le site de l’Assemblée nationale où vous avez jusqu’au 16 fevrier pour donner votre avis et éviter l’instauration comme en Belgique d’une euthanasie légalisée en France.Soulagermaispastuer

Article 2 : L’alimentation et l’hydratation ne sont pas des traitements, donc ils ne doivent pas être considérés comme un acharnement thérapeutique. De plus si le législateur commet l’erreur de considérer l’alimentation et l’hydratation comme un traitement, il faudra alors, sous prétexte de non discrimination, rembourser par la sécurité sociale, le pain, le vin et l’eau au même titre que les traitements médicamenteux……

Article 3 : La sédation profonde terminale est une euthanasie pour le médecin que je suis. Car sédater, c’est administrer des cocktails de drogues qui vont endormir le patient et entraîner une dépression respiratoire jusqu’à ce qu’elle soit terminale c’est à dire jusque à la mort du patient. C’est donc donner délibérément la mort. Ceci est très grave et va à l’encontre de l’article 38 du code de déontologie médicale qui dit : « Le médecin n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort » et porte atteinte à l’honneur de notre noble profession et de notre serment d’Hippocrate que tout médecin qui se respecte a prêté et qui dit justement : « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément ». Cet article serait un parjure pour tout médecin.

La confiance du patient envers le médecin doit être respectée et protégée à tout prix. Quelle serait la confiance des patients âgés, faibles, « inutiles » à la société si l’on permet ainsi aux medecins de pouvoir « achever » les malades avant la fin de leur vie ? Les médecins ne seront jamais des vétérinaires ni des collaborateurs d’un Etat qui s’arroge le droit de dire qui doit vivre et qui doit mourir.
Les médecins et la médecine doivent rester libre de toute pression pour pouvoir continuer à s’exercer humainement. Il en va de notre liberte à tous. Cet article 3 est une atteinte à la liberté des médecins, à leur conscience, et à la liberté des patients. Car il n’y a pas de liberté sans fraternité, et tuer son patient, sous des prétextes angéliques, est-ce vraiment fraternel ?

Article 4 et 5 : il faudrait pour soulager efficacement la douleur et que les Français puissent mourir de façon naturelle, humaine et apaisée que des obligations de moyens soient fixés par la loi pour développer sur tout le territoire les soins palliatifs que réclament les Français et les médecins. Car il ne faudrait pas que pointe le soupçon que cette loi soit celle de la facilité : supprimer faute de soulager. Développer les soins palliatifs pour tous coûte cher. Mais c’est le prix à payer pour que nos sociétés restent pleinement humaines.

Dr Pascal TROTTA, ancien Interne des Hôpitaux de Paris, Lauréat de la Faculté de Médecine de Paris, radiologue.

 

 

 

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