leprintempsdesconsciences

Des Français Libres contre l'invasion du gender

21 janvier 2015

Discours du 21 janvier de « Soulagermaispastuer »

Classé dans : Non classé — leprintempsdesconsciences @ 16 h 37 min

Soulager mais pas tuer

Chers amis,

Si nous sommes réunis ici, si nous construisons simultanément dans près de 60 villes de France, cette grande chaîne de solidarité et de vigilance contre l’euthanasie, c’est parce qu’aujourd’hui même, à l’Assemblée nationale, se tient un débat à hauts risques à la fois biaisé, et dangereux.

Ce débat est biaisé parce que ce mot d’euthanasie, qui est dans toutes les têtes, le gouvernement a choisi de ne pas le prononcer, non pas pour l’exclure, mais pour tenter de le contourner. Le

premier ministre, Manuel Valls, ne s’en est pas caché lorsqu’il a parlé d’éviter « les mots qui fâchent » pour avancer par « paliers ».

Mais ce n’est pas contre les mots euthanasie ou suicide assisté que nous nous mobilisons, c’est contre la réalité que ces mots représentent : le fait de provoquer délibérément la mort, plutôt que de prendre soin d’une personne désespérée, très âgée, dépendante ou malade.

Or, justement, avec ce prétendu droit à une « sédation profonde et continue jusqu’au décès », cette sédation qu’on nous présente comme la solution, ne serait, dans bien des cas, qu’une euthanasie. Une euthanasie masquée, dissimulée, déguisée.

Pourquoi donc ce masque, cette dissimulation et ce déguisement ? Le président de la République et son Premier ministre l’on parfaitement explicité : pour pouvoir affirmer qu’il y a un « consensus ». Car ils ont promis ce consensus au Parlement sur la fin de vie.

Mais justement, il n’y a pas de consensus sur ce qu’il faut bien appeler cette « salade empoisonnée ». C’est ainsi que nous pouvons nommer cet étrange concept de sédation qui mélange celle qui est légitime (exceptionnelle et en principe réversible), à la sédation terminale assortie de l’arrêt d’alimentation et d’hydratation qui a bel et bien pour objectif et comme effet de faire mourir dans un bref délai.

D’éminentes personnalités ont clairement dénoncé ce risque, à commencer par le professeur Bernard Debré ainsi que par le docteur Bernard Accoyer, ancien président de l’Assemblée nationale. Comme beaucoup d’autres experts, ils sont favorables au maintien de l’équilibre de la loi fin de vie de 2005, dont l’abandon nous ferait glisser insidieusement vers l’euthanasie.

Ce débat biaisé est également à hauts risques parce que les parlementaires de plusieurs partis, et le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone lui-même, ne veulent pas en rester à la proposition gouvernementale. Ils ont déjà promis d’aller encore plus loin par des amendements légalisant explicitement l’euthanasie et le suicide assisté.

En ces temps où les Français désignent comme prioritaires les questions cruciales liées au logement, à l’emploi, à l’unité nationale et à la sécurité, est-il bien raisonnable de casser l’équilibre d’une loi votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale sur un sujet aussi sensible ? Rappelons que cette loi récusait à la fois acharnement thérapeutique et euthanasie au profit d’une troisième voie française, celle des soins palliatifs.

Cette loi de 2005 ne devrait-elle pas, d’abord, être mise en œuvre de façon sécurisée ? C’est-à- dire – il faut le préciser – sans les interprétations euthanasiques abusives qu’on a vu se développer ici ou là au travers de certains arrêts d’alimentation ou d’hydratation destinés à faire mourir. Cela nécessite un travail d’information des usagers de la santé et de formation des soignants. Cela nécessite surtout la mise en œuvre longtemps promise du plan de développement des soins palliatifs. Sur ce sujet, au-delà des paroles, il faut très vite des actes.

Réaffirmons ce que demande « Soulager mais pas tuer », aux côtés de Philippe Pozzo di Borgo, le véritable héros d’Intouchables qui parraine notre mouvement : que les personnes les plus fragiles de notre société ne soient pas poussées vers la sortie par des dispositions qui les fragiliseraient davantage.

Ensemble, nous sommes tous là pour rappeler que la seule orientation véritablement consensuelle dans le domaine de la fin de vie, c’est la garantie d’un accès aux soins palliatifs pour toutes les personnes qui en ont besoin.

Quelle est l’urgence pour nos concitoyens les plus vulnérables ? C’est la solidarité active de toute la société. Tel est le sens de ces chaînes qui nous relient partout en France : personnes handicapées ou âgées, soignants, simples usagers de la santé, volontaires en soins palliatifs etc.

- Oui à la sédation qui soulage, et qu’on ne doit pas confondre avec celle qui a comme objet de tuer.

- Oui au maintien de l’interdit de tuer, fondement de la confiance entre soignants et soignés et de notre pacte social.

- Oui à des directives anticipées re-évaluables, qui ne doivent pas effacer le dialogue entre soignants et soignés.

- Oui aux soins palliatifs accessibles à tous, dans toute la France.

Mesdames et Messieurs les parlementaires, ne faites pas entrer notre pays sur la pente glissante de l’euthanasie.

Je vous remercie.

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