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Des Français Libres contre l'invasion du gender

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19 mars 2013

Mgr Marc Aillet souhaite un « printemps des consciences »

Classé dans : Actions,Catholiques,L'avis des religions,vos avis — leprintempsdesconsciences @ 21 h 07 min

ALERTE du Collectif Famille Mariage : Entretien avec Monseigneur Aillet

MARDI 19 MARS 2013

Madame, Monsieur,  Comme le souligne Mgr Aillet dans l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder (lire ci-dessous), l’heure de la résistance a sonné. Voici venue l’heure d’un « printemps des consciences ».

La loi Taubira est illégitime, immorale et mortifère.

Nous appelons donc tous les Français de bonne volonté à entrer en résistance et à s’opposer au « changement de civilisation » que prétend instaurer sans débat la loi Taubira.

Devant l’Histoire, nous avons le devoir de nous opposer par tous les moyens à une loi qui bafoue les droits des enfants et qui détruit la famille, cellule de base de la société, en tentant de normaliser l’« union de deux personnes du même sexe ».

Tous à Paris le 24 mars, et la loi Taubira ne passera pas !

Nous ne lâcherons rien !  Sincèrement,

Grégoire Boucher
Président Collectif Famille Mariage

NB : Le Collectif Famille Mariage sera présent samedi 23 mars 2013, à partir de 19h30, aux Assises de la Résistance chrétienne, au forum de Grenelle, Paris XVe. Venez nombreux !

Entretien avec Monseigneur Marc Aillet, Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

 

-Bonjour Monseigneur, le 13 mars dernier, vous avez publié un message à vos fidèles, pour les encourager à aller manifester le 24 mars prochain à Paris. Est-ce le rôle d’un évêque de s’immiscer ainsi dans ce qui semble appartenir au « temporel » ?

L’Eglise n’est nullement tentée de « s’immiscer » de manière injustifiée dans les affaires temporelles.Respectueuse de la saine laïcité de l’Etat, elle n’a pas pour vocation de « faire de la politique ». En revanche, elle peut être appelée, lorsque les circonstances l’exigent, à éclairer la conscience des fidèles laïcs et de tous les hommes de bonne volontéen contribuant au réveil des forces morales et spirituelles de la société dans laquelle nous vivons.Le Catéchisme de l’Eglise catholique, que les fidèles sont invités à découvrir ou redécouvrir à l’occasion de l’Année de la Foi, le dit très clairement : l’Eglise a non seulement le droit, mais le devoir de « porter un jugement moral, même en des matières qui touchent le domaine politique, quand les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes l’exigent » (n° 2246) tout en ayant pleinement conscience qu’ « il n’appartient pas aux pasteurs de l’Eglise d’intervenir directement dans la construction politique et dans l’organisation de la vie sociale » car « cette tâche fait partie de la vocation des fidèles laïcs, agissant de leur propre initiative avec leurs concitoyens » (n° 2442)…

En l’occurrence, l’extrême gravité de la « loi Taubira » qui, au nom d’une conception fallacieuse de l’égalité, dénature l’institution du mariage fondé sur l’alliance et la complémentarité de l’homme et de la femme et instaure un « droit à l’enfant » au mépris du « droit de l’enfant » d’être élevé par un père et une mère, et qui ouvre la voie à la procréation médicalement assistée ainsi qu’à la gestation pour autrui, c’est-à-dire aux « mères porteuses »… oui, tout cela justifie pleinement, non seulement que l’Eglise fasse entendre sa voix, mais que le plus grand nombre possible de citoyens se mobilisent pour s’y opposer. Car ne nous y trompons pas, disait il y a quelques années notre futur pape, le Cardinal Bergoglio, en tant qu’archevêque de Buenos-Aires, à propos de la loi sur le « mariage homosexuel » en Argentine : « il ne s’agit pas d’une simple lutte politique, mais de la prétention de détruire le plan de Dieu »… Il importe par conséquent, dirait Saint Ignace de Loyola, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais aussi, de prier comme si tout dépendait de Dieu. Car « l’action déborde toujours de la prière » (Marthe Robin)…

-Mais le 13 janvier, plus d’un million de Français se sont déjà mobilisés pour dénoncer ces projets de loi mortifères. Dès lors, pourquoi recommencer le 24 mars ?

Il est vrai que les pouvoirs publics font la sourde oreille. Il s’agit là d’un véritable déni de démocratie.Le gouvernement donne en effet le sentiment de mépriser les centaines de milliers de Français qui sont descendus dans la rue le 13 janvier ou qui ont signé les pétitions que le Conseil économique, social et environnemental a curieusement déclarées irrecevables. Il feint d’ignorer les sondages qui démontrent qu’une majorité de nos concitoyens sont opposés au principe de l’adoption par les couples homosexuels, comme s’il craignait par-dessus tout de déplaire à certains lobbies pourtant très minoritaires.Il accorde la priorité à des réformes de société telles que l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain, l’euthanasie ou le « suicide assisté », l’ouverture de « salles de shoot » etc., toutesrévélatrices d’un véritable parti-pris idéologique, au détriment des problèmes de l’heure et des préoccupations des Français : le chômage, la précarité sociale, l’augmentation du coût de la vie…Dans ces conditions, il me paraît tout à fait légitime de manifester de nouveau le 24 mars, aussi sinon plus massivement que le 13 janvier dernier…

 

Mais qu’attendez-vous, concrètement, de cette manifestation et d’une façon plus générale, de toutes les formes d’opposition à cette loi ?

A court terme, j’en espère, bien entendu, le retrait pur et simple de la « loi Taubira », qui n’a pas encore été votée au Sénat, qui devra sans doute revenir devant l’Assemblée nationale et qui sera probablement soumise à l’examen du Conseil constitutionnel avant d’être éventuellement promulguée, ce qui signifie qu’il n’est pas encore trop tard pour agir, le président de la République et le gouvernement pouvant à tout moment décider de reporter ou retirer cette loi.
Mais quoi qu’il en soit, et quelle que soit l’issueimmédiate de cette manifestation, bien d’autres combats nous attendent. Or,ce à quoi nous assistons depuis plusieurs mois est, me semble-t-il, d’une importance capitale. La mobilisation historique, le 13 janvier, comme sans doute le 24 mars, de centaines de milliers de Français manifestant pacifiquement, non pour la défense d’intérêts particuliers, mais au nom du bien commun et des générations futures, està mes yeux l’amorce d’un profond mouvement de résistance politique, social, culturel, moral et spirituel. Fasse le Ciel qu’il s’agisse là d’un véritable « printemps des consciences »…

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