leprintempsdesconsciences

Des Français Libres contre l'invasion du gender

7 mars 2013

Billet philosophique Nº3

Classé dans : la rubrique du philosophe — leprintempsdesconsciences @ 8 h 47 min

le 05/03/2013
La « théorie du genre » est-elle le Père Noël des adolescents ? 

​L’éveil de la conscience spontanée se poursuit, au-delà du dialogue, par la phase parfois critique de la vérification. Vérifier les propos d’autrui devient une nécessité pour l’enfant quand il perçoit dans la réponse d’un adulte, soit une proposition différente de ce qu’il a déjà entendu, soit une affirmation qui ne correspond pas à ses propres évidences. Par exemple l’existence ou non du fameux Père Noël ! Comment savoir ce qui est vrai ?  Qui dit la vérité et qui ment ?
Cette phase de vérification est assez aisée quand il s’agit de faits présents et constatables. Il s’agit en vérité de faire coïncider les jugements des deux interlocuteurs. En effet, leur discussion a deux causes. D’une part, l’un des deux (ou les deux) n’a pas su appréhender avec justesse ce qui est, autrement dit la réalité.  Et d’autre part, tous deux sont persuadés, en conscience, qu’une seule et même vérité peut être saisie en référence directe avec ce qui est, avec le « fait », avec l’objet. Autrement dit qu’il y a une vérité commune possible au sujet de la réalité. C’est pourquoi les consciences s’effacent devant le « principe de la réalité », ce qui leur permet de s’entendre. Chacun peut constater que spontanément l’esprit humain adopte la notion réaliste du vrai  qui est, selon Thomas d’Aquin, l’adéquation de l’intelligence et de la « chose ». En définitive, au terme du dialogue, chacun peut reconnaître soit son erreur, soit le bien-fondé de sa vérité.

​Mais qu’en est-il du Père Noël ? Réalité ou personnage imaginaire ? Car la vérification de la conscience spontanée se complique lorsque la discussion porte sur des données subjectives comme des sentiments, des représentations ou « des histoires », souvent ponctuée par des « je t’assure ! ». Il ne semble pas possible à chaque interlocuteur d’exprimer en totalité ses événements intérieurs. Certes, chacun peut partager plus longuement ses sentiments, ses jugements, ses convictions ou ses intuitions, mais cette « réalité » demeure subjective et conduit chaque interlocuteur à trois attitudes. Ou bien il comprend mieux la pensée de l’autre et, convaincu, adhère à ses propos. Ainsi la discussion s’achève sur une vérité commune. Ou bien, il analyse davantage la démarche intérieure de l’autre en comparaison avec la sienne, mais non convaincu, il reste sur son point de vue. Cette incompréhension entraîne la fin de la discussion sur un désaccord qui pourra toutefois être levé ultérieurement. Ou bien chacun reste sur ses positions et s’obstine dans son jugement et son désaccord, se refusant même à poursuivre le dialogue ! Ces deux dernières attitudes conduisent à une séparation qui est une rupture de la participation intellectuelle. Le réciprocité des consciences ne semble plus possible. Et, « dans certains cas, un échec de ce genre sera lourd de conséquences en ce qui concerne les dispositions du sujet à l’égard de la vérité. » (Paul Toinet, in Philosophie de la Vérité)
​Le Père Noël et la « théorie du genre » relèvent essentiellement du principe de plaisir et non du principe de réalité ! Comment les vérifier ?
Faire croire à l’existence du Père Noël est très différent que raconter des histoires ou des contes commençant par : « Il était une fois… ». L’enfant ne confond pas le jeu (« on fait comme si… ») ou bien l’histoire imaginaire, avec un fait réel ou un personnage existant. Si les adultes présentent une illusion comme étant une réalité, ils mentent ! Ils prennent un principe de plaisir pou un principe de réalité. C’est souvent le cas au sujet du Père Noël ! Ne s’agit-il pas pour les adultes de raviver leurs émotions enfantines ou de donner à moindre coût du rêve à leurs enfants ou petits enfants. Il faut dire qu’ils sont particulièrement aidés par les commerçants, les chaînes de télévision, la poste et même  par certains professeurs d’école qui font rédiger des « lettres au Père Noël » ! Mais au plus profond de lui-même, que devient la confiance absolue de l’enfant à l’égard des adultes quand il prend conscience qu’il a été trompé par ceux qu’il aime le plus ? Un tel mensonge « organisé » peut blesser l’intelligence enfantine qui devra déployer beaucoup d’énergies pour accorder ensuite sa confiance aux adultes en général.
« Chez l’enfant, la découverte de l’ignorance ou du mensonge des parents suscite un état de doute dramatique portant en définitive sur le tout de l’Être : sur la possibilité de connaître la vérité. » (Idem) Peut-être cette blessure ouvre-t-elle pour l’avenir une brèche au relativisme ou au scepticisme ?

​La « théorie » du genre ne serait-elle pas le Père Noël des adolescents du XXIème siècle ? Cette « théorie » n’a pas de fondement naturel et objectif. Elle est subjective. Etonnamment, elle a été introduite dans les programmes de sciences biologiques alors qu’elle n’est qu’une idéologie de lutte égalitariste relevant éventuellement de la philosophie (« on ne naît pas femme, on le devient »). En dévalorisant la dimension naturelle de la sexualité et en survalorisant sa dimension culturelle, on ment aux adolescents. Une telle séparation entre nature et culture est un mensonge anthropologique. (L’être humain ne serait plus seulement un « pour-soi » car libre, il se transformerait lui-même en un « par-soi »).
L’homme créé s’érige en créateur de lui-même ! Ainsi, il se prend pour Dieu ! Sublime mensonge ! Faire miroiter aux adolescents, au nom du principe de plaisir, que la sexualité d’un individu n’est qu’un choix culturel, n’est-ce pas d’une certaine façon projeter des frustrations d’adultes sur les jeunes ? Ce n’est pas raisonnable. La théorie du genre n’est qu’un aboutissement d’une logique de négation de la réalité personnelle et de la différenciation sexuelle. Elle ne respecte pas le droit naturel. Elle ment à la personne. Des centaines de milliers d’adultes et de jeunes en ont pris conscience et l’ont déjà dénoncée. Car le « mariage pour tous » est la dernière illusion de la supercherie hédoniste. Une majorité de Français le reconnaît. Il est urgent que cesse « cette guerre métaphysique » et que le réalisme et la raison l’emportent. C’est la réalité même de l’être de l’homme et de son avenir qui est en jeu. C’est pourquoi, on ne lâche rien !
                        ​​​Jean

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