leprintempsdesconsciences

Des Français Libres contre l'invasion du gender

23 février 2013

Billet philosophique nº 2

Classé dans : la rubrique du philosophe — leprintempsdesconsciences @ 20 h 16 min

Chers amis, je vous invite à lire ce deuxième billet de notre philosophe Jean qui pose avec acuité l’aggravation de l’endoctrinement à venir de tous les enfants si nous ne rèagissons pas. Voulons nous rester libres ?

L’éveil de la conscience et la révolution métaphysique (I)

Dans un « Avis à la population » pertinent, un trentenaire du Pays basque rappelle qu’actuellement « nous vivons une révolution sourde que peu de monde perçoit ». Ce qu’affirme aussi le philosophe Bertrand Vergely : « Derrière le projet du Mariage pour Tous, il y a une guerre métaphysique totale. Il y a des instances idéologiques qui ne veulent plus parler […] de la notion d’Être et de la Réalité. » Ce qui se passe au Parlement et dans certaines instances idéologiques se passera bientôt dans la tête et le cœur de nos enfants et petits enfants, car la sourde révolution antimétaphysique commence déjà dans nos écoles avec le soutien plus ou moins conscient d’enseignants, d’éducateurs et de parents ! En prendre conscience est déjà une petite révolution !
Car, si je comprends le projet de Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, cette révolution idéologique et antimétaphysique se fera par le truchement de nos chers enfants. Comment cela ? En intervenant dans l’éveil-même de leur conscience ! Est-ce possible ? Oui, car le « fait primitif » de cet éveil de la conscience spontanée est la formulation de la parole. En effet, grâce au langage, l’enfant nomme des êtres dans leur singularité. Cette dénomination permet à son intelligence de distinguer les choses entre elles. Il peut ainsi les définir par sa parole en s’aidant de catégories, et celles-ci lui permettent d’opérer des distinctions, même si, au départ, ces catégories sont particulières et souvent arbitraires. Peu à peu l’enfant prend conscience que cet acte de nommer les êtres le rend comme « maître et possesseur » de l’objet nommé. Peut-être veut-il alors s’imposer à l’objet et considère-t-il que parler équivaut à agir sur le réel. D’autant que des dénominations successives lui permettent d’élaborer un discours dont le but est de rendre compte le mieux possible de la réalité qu’il estime objective. Parce qu’il a reçu par la médiation d’autrui les éléments de son discours, l’enfant accorde une foi totale, à la mesure de sa confiance en l’autre, à la coïncidence entre l’ordre de son discours et celui de la réalité. Ainsi c’est grâce au dialogue que l’enfant saisit progressivement la réalité et parvient à la comprendre. Le dialogue, manifestation de la pensée par la parole, émerge peu à peu au milieu d’une société de personnes. « Le dialogue implique toujours la certitude ou au moins l’espoir d’une rencontre par convergence et identification des jugements » (Paul Toinet, Philosophie de la vérité, p 19). Le dialogue vise finalement à établir entre les interlocuteurs une participation en acte par la pensée, comme une communion des intelligences. Cette participation est l’expérience indispensable au développement de la personne.
On voit combien le rôle de l’autre est majeur dans le développement spontané de la pensée enfantine. Mais qui est cet autre ? Bien sûr, ce sont, en droit, les parents, premiers éducateurs. Mais la concurrence idéologique et métaphysique peut se manifester très rapidement. Car qu’en sera-t-il de l’influence de la nourrice ou des grands-parents ? Quels jouets, quelles chansons, quelles émissions télévisées ou DVD vont « enchanter » le très jeune enfant ? Quels éducateurs à la crèche, quels enseignants à l’école maternelle puis primaire vont relayer ou enrayer le discours parental ? Ici, rien n’est neutre ! Education et enseignement sont nécessairement des vecteurs de valeurs. Quelles catégories sociales et scolaires structureront l’intelligence de l’enfant sans que les parents ne soient consultés ou ne donnent leur accord ? Grâce à l’histoire du Petit Nicolas, en éditorial, chacun peut imaginer la part d’idéologie et la part de réalisme que chaque enfant reçoit dans une totale confiance et ouverture à tout adulte qui l’accueille et s’occupe de lui, même au détriment des parents.
Faudra-t-il chaque soir un temps de « remise au point » parental ? Qui en sera capable et en aura le temps ? Et l’enfant acceptera-t-il de recevoir ainsi deux discours dont l’un sera idéologique et l’autre fondé sur la réalité et l’être profond de l’homme, transmis par les parents ? Les parents seront-ils vraiment libres de choisir une école qui restera anthropologiquement réaliste, loin du diktat idéologique ? Ou faudra-t-il fonder des écoles libres qui puissent former et éduquer les enfants en vérité ? L’enjeu est bien sociétal, mais il dépend de la conscience de chacun de nous. C’est pour cela aussi que nous devons manifester sans crainte notre exigence du seul réalisme acceptable, celui de la famille fondée sur un père et une mère.

Une réponse à “Billet philosophique nº 2”

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