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Des Français Libres contre l'invasion du gender

10 février 2013

La rubrique du philosophe

Classé dans : la rubrique du philosophe — leprintempsdesconsciences @ 10 h 47 min

Rubrique animée par Jean Biesbrouck, philosophe

Le billet philosophique n° 1  02/09/2013 


La conscience hibernante…. en attente du dégel.

Avant le printemps, la conscience hiberne. Dans mon jardin, au cœur de l’hiver béarnais, des primevères sont apparues. Elles augurent la saison printanière. Mais chacun sait qu’une primevère ne fait pas le printemps, ni une manif, le printemps des consciences ! C’est un signe précurseur certes, mais il faudra de la patience. Car ma conscience souvent hiberne et, inconscient de ce fait, je suis comme berné.

Mais qu’est-ce que l’hiver pour la conscience ? Qu’est-ce qui la refroidit, qui la gèle, qui la glace et qui l’immobilise pour longtemps ?  Parmi les nombreux facteurs, nos habitudes quotidiennes ont une place de choix ! Et en prendre conscience, c’est probablement déjà amorcer le dégel ! On dit parfois que l’habitude tue. De fait, nos journées sont rythmées par des emplois du temps bien remplis, au rythme parfois…. endiablé, qui répondent à nos obligations personnelles, familiales, professionnelles et sociales. « Il faut que ça tourne ! ». Pas de mollesse ! Heureusement, il y a la fin et le début de semaine, à savoir le samedi et le dimanche (pour les juifs comme pour les chrétiens, le dimanche est le premier jour de la semaine !). Sauf que ces jours-là, il y a encore du rythme et des habitudes, qui nous refroidissent différemment… Et finalement « encore une semaine qu’on n’a pas vu passer ! ». Parfois ce sont les mois et les années qui passent ainsi, et finalement la conscience restée gelée… trépasse !

Au cœur de l’hiver de nos habitudes, tel le rouge-gorge cherchant dans la neige sa nourriture, pouvons-nous décider d’une bonne habitude qui amorcera peu à peu le dégel de notre conscience ? L’habitude de prendre un moment quotidien ou hebdomadaire pour ramener notre conscience au cœur de notre intériorité. Se retrouver seul avec soi-même, s’étonner de soi et du monde, s’interroger sur le présent et le passé, réfléchir sur l’avenir, essayer de comprendre notre existence et celle des autres, donner du sens à l’existence. Ainsi au cœur de l’hiver, sous terre, invisible à nos yeux, la sève remonte peu à peu et des arbustes laissent déjà apparaître quelques bourgeons. Alors, oui, à la suite de ce dialogue intérieur, une manifestation et sa préparation, une pétition et une discussion peuvent briser nos habitudes parfois glaçantes et faire jaillir un renouveau printanier tant attendu ! Ces actions encouragent chacun à apprivoiser son intériorité, là où tout l’homme se joue. « Le point central de l’âme est le lieu où la voix de la conscience se laisse entendre et le lieu de la décision personnelle libre. »  (Edith Stein). Que ce temps d’intériorité devienne une bonne habitude, alors, « bonjour le dégel de la conscience » ! Bon et patient dégel, chère conscience, en attendant le printemps !

Jean

L’avis de Bertrand Vergely, philosophe. Vous pouvez aller voir la vidéo de sa conférence, très bien faite ou lire le résumé de cette vidéo.

Quelques extraits :
« Une des données de base de la vie, et de la complexité de la vie, va être supprimée. Symboliquement, on est ici devant une mutation d’humanité, c’est-à-dire que la différence homme-femme-enfant, qui est à la base de la vie, ne va plus être le modèle qui va permettre à un moment de se structurer. Le modèle va être l’indifférenciation. Et ça c’est important, pourquoi ? Parce que, et c’est ce que nous disent les psychanalyses, l’indifférenciation est de l’ordre de la mort. Ce qui caractérise la vie, c’est la différence. Et en particulier la différence homme-femme. À partir du moment où on est dans l’indifférencié, on est dans un principe de mort.
« Il est important de rappeler qu’il y a des données de l’existence et que l’homme n’a pas tout inventé. Pourquoi ? Parce qu’un certain nombre de lobbies économiques et scientifiques sont extrêmement intéressés par l’idée du mariage, non pas dans la perspective de l’homosexualité, mais dans la perspective de ce qu’on peut appeler le constructivisme.
Quel est l’enjeu métaphysique du “Mariage pour tous” ? C’est de faire valoir l’idée que tout peut s’inventer, tout peut se construire, tout peut se décréter. C’est l’idée de remplacer les notions de données naturelles par le triomphe premièrement de la loi, et deuxièmement de la technique.
Ceux qui sont pour le Mariage pour tous veulent imposer l’idée que tout peut se construire, que tout peut se décréter, tout peut s’inventer.
Olivier Rey, mathématicien, a écrit un livre intitulé “une folle solitude”. Il pointe du doigt la structure du monde contemporain dans lequel nous sommes, qui est ce qu’il appelle “le fantasme de l’homme auto-construit”.
L’enjeu est de dire : l’homme, on va le faire. L’homme ne repose pas sur des données qui relèvent de l’être, et derrière l’être le mystère de la vie, l’homme est quelque chose que l’on va fabriquer.
« Il faut faire attention, nous avons à faire à ce qu’on appelle la néo-humanité (…) afin de faire advenir l’humanité modifiée et, derrière, le trans-humanisme. Je pense qu’il y a un désir de modifier les données de l’être humain, en le débarrassant – ne parlons même pas de Dieu, c’est un mot honni et banni dans notre pays – mais même la notion de Réalité, de données du Réel et même de Nature sont des choses que l’on veut évincer pour le remplacer par une idée purement constructiviste de l’homme.
C’est-à-dire que l’essence de ce projet est totalitaire ! Il y a eu le fascisme qui voulait créer une race supérieure, il y a eu le communisme qui voulait créer une classe supérieure, maintenant nous sommes partis dans la fabrication de l’humain, et la fabrication d’une néo-humanité totalement désolidarisée de la notion de réel. René Girard disait : « Le Réel est l’ennemi public numéro 1 du monde contemporain ».
« Aujourd’hui, nous retrouvons les mêmes symptômes qui existaient dans l’apparition du nazisme dans les années 1935-1936. Sauf qu’aujourd’hui, le néo-fascisme qui nous menace ne va pas se faire sur des mots d’ordre d’extrême-droite ou d’extrême-gauche, il va être lié à la démocratie et à la technologie.
Derrière le Projet du Mariage pour Tous, il y a une guerre métaphysique totale. Il y a des instances idéologiques qui ne veulent plus entendre parler, non seulement de Dieu (ça c’est évident), mais de la notion d’Être et de Réalité.

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